Société informatique de France
- Présidence de la table ronde le 14
- Participation à une table ronde le 15
https://www.societe-informatique-de-france.fr/
Société informatique de France
https://www.societe-informatique-de-france.fr/
Entreprises et carrières, 30 Mai 2022, entretien avec Nathalie Tissot
https://www.info-socialrh.fr/bibliotheque-numerique/entreprise-et-carrieres/
Jeudi 9 juin, de 20 h à 22 h, à la Maison des arts, 26, rue de Saint-Nazaire, à Saint-Herblain, et sur la chaîne YouTube de la ville de Saint-Herblain. Entrée libre.
https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/saint-herblain-44800/les-reseaux-sociaux-un-danger-pour-la-democratie-583f641b-c038-4f5c-b670-5a4c8c82d25c
par Serge Abiteboul et Alain Champigneux
Gratuitement en version électronique epub et (pour Kindle seulement mobi)
Livre de poche à 10€68 chez Lulu.com et Amazon
Abel, Louis et Samantha étaient les meilleurs amis du monde quand le Covid a démarré. Une série de meurtre, un nombre parfait, une péniche, une commissaire déjantée, un ou une psychopathe... Laissez-vous embarquer dans cette histoire !
Serge Abiteboul, 5G, une rupture et des questionnements, Académie des sciences et L'humanité Magazine; 2022.
5G : amélioration ou aggravation du bilan carbone ? Serge Abiteboul, Patrick Lagrange, Polytechnique insights, 2022.
Y a-t-il une intelligence artificielle ? Table ronde à la BNF, avec Nicolas Sabouret, et Marie-des-Neiges Ruffo de Calabre, animée par Caroline Lachowsky, de RFI, 20 janvier 2022
Je suis président de la Fondation Blaise Pascal depuis sa création en 2016. Ça a été un grand honneur d’y travailler, un grand bonheur aussi. Dans le quotidien de sa vie professionnelle, on ne sait pas toujours à quoi sert notre travail personnel. Avec la Fondation, on n’a pas ce souci. Faire que les jeunes puissent aimer les maths et l’informatique, difficile de faire plus essentiel. Pour travailler dans un monde numérique, pour y vivre tout bêtement, la maîtrise de l’informatique et des maths n’est pas négociable. J’aurais aimé qu’on fasse plus pour les jeunes filles et pour les jeunes défavorisés socialement. Ça a été nos préoccupations depuis le premier jour, et tant reste à faire pour l’inclusion numérique. Mais, je suis déjà super fier du travail accompli par la Fondation, sa direction, ses employés, avec l’appui des deux Conseils. Je suis super fier de tous les projets que nous avons soutenus, les clubs, les écoles d’été, les troupes de théâtre, etc., du plus petit projet aux plus gros comme '1 scientifique - 1 classe : Chiche !'.
La Fondation a mûri avec un soutien sans faille de ses fondateurs, le CNRS, l’Université de Lyon et Inria. Nous avons su tisser avec nos partenaires un beau réseau de fanas de médiation scientifique. Nous avons su construire des relations avec des sponsors. Aujourd’hui, nous connaissons mieux nos valeurs, nos forces, nous savons où nous voulons aller et ce que nous devons améliorer. Il est temps de passer à une nouvelle étape de la Fondation. Après 5 années de bons et loyaux services, je passe la main en septembre à Laurence Devillers, Professeure à Sorbonne Université et chercheuse au Laboratoire CNRS LISN de Saclay. Avec Laurence, j’ai toute confiance dans le futur de la Fondation.
La route est encore longue, Camarades, pour que tous nos jeunes puissent totalement s’éclater avec les maths et avec l’informatique. La Fondation Blaise Pascal nous accompagne. Vive la Fondation Blaise Pascal !
Serge Abiteboul, président de la Fondation, informaticien, directeur de recherche Inria, membre du collège de l’ARCEP.
Professeure
à l’université Paris-Sorbonne et chercheuse au Laboratoire
Interdisciplinaire des Sciences du Numérique (LISN) du CNRS, Laurence Devillers dirige l’équipe de recherche ‘Dimensions affectives et sociales dans les interactions parlées’.
Panel dans l'émission Smart Tech sur B SMART
Présenté par Cécilia Severi
Avec Florence G'sell, Professeure à l'Université de Lorraine et Sciences Po, et Jérémy Bensoussan, avocat au cabinet Lexing et directeur du département Droit de l'IA et Contentieux technologique.
Atelier : Le jeudi 15 avril 2021 - 16h30 à 19h30
Modération : Igor Galligo
Présentation par Célia Zolynski, Marylou Le Roy, doctorante à l'Université de Paris Saclay et responsable juridique des relations institutionnelles du Conseil national du numérique et François Levin, Chercheur à l'École Polytechnique.
Avec les participations de :
- Stéfana Broadbent, Professeure à la University College of London.
- Fabien Tarissan, Chercheur au CNRS – Professeur attaché à l’ENS Saclay.
- Karine Favro, Professeure à l’Université de Haute Alsace, membre du Centre Européen de recherche sur le Risque, le Droit des Accidents Collectifs et des Catastrophes
- Serge Abiteboul, Directeur de recherche à l’INRIA, membre du Collège de l'ARCEP
podcast : https://www.youtube.com/watch?v=uhkhMYtaICs
Rencontre de Guillaume Ledit avec
organisé par Christine Balagué
10 mars 2021
Le 8 mars, l’Assemblée nationale entamera l’examen du projet de loi Climat et résilience. En dépit des nombreuses propositions formulées par la convention citoyenne pour le climat, le texte porté par le gouvernement fait totalement l’impasse sur les enjeux du numérique.
Ceci est d’autant plus inquiétant que la présidente de la commission spéciale chargée de l’examen du texte [et députée LRM d’Ille-et-Vilaine], Laurence Maillart-Méhaignerie, a confirmé récemment que les amendements qui ne présentent pas de lien direct avec les dispositions soumises par le gouvernement seront jugés irrecevables. La question du numérique ne pourra même pas être débattue au Parlement ! Il est pourtant possible de construire un numérique vert et responsable, sans en brider le potentiel.
Avec 25 experts engagés pour un numérique responsable, nous formulons des propositions concrètes pour enrichir le débat parlementaire.
Voici notre tribune dans Le Monde : https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/02/23/le-projet-de-loi-climat-et-resilience-fait-l-impasse-sur-les-enjeux-du-numerique_6070933_3232.html
Nos propositions :
Paula Forteza, députée indépendante des Français d’Amérique Latine et des Caraïbes
Frédéric Bordage, pour le collectif d’expert.e.s GreenIT.fr
Serge Abiteboul, collège de l’Arcep et de l’Académie des sciences
Frédéric Bardeau, président co-fondateur simplon.co
Nadine Breneur, membre de la Convention citoyenne pour le climat
Jean-Christophe Chaussat, président co-fondateur de l’Institut du numérique responsable
Mathieu Delemme, chargé de mission CRSN (Conception Responsable de Service Numérique), INR
Cyril Desmidt, gérant d’infoGnuEureka
Vita Evenat, membre de la Convention citoyenne pour le climat
Hugues Ferreboeuf, directeur de projet The Shift Project
Rodolphe Fiquet, président d’Electrocycle
Emmanuelle Frenoux, maîtresse de conférences à Polytech Paris-Saclay, membre d’EcoInfo
José Germé, président de World of Sales
Marion Graeffly, co-fondatrice de Telecoop
Florent Guyennon, CEO The Machinery
Bela Loto-Hiffler, coordinatrice Point de M.I.R
Jacques-François Marchandise, Délégué général de la FING
Emile Meunier, élus écologiste au conseil de Paris et à la Métropole
Adrien Montagut, co-fondateur de Commown
Yannick Morel, co-fondateur de Latitudes
Muriel Raulic, membre de la Convention citoyenne pour le climat
Irénée Régnauld, co-fondateur du Mouton Numérique
Gauthier Roussilhe, designer et chercheur
Sébastien Solere, coopérative Fairness
Laetitia Vasseur, déléguée générale de HOP – Halte à l’Obsolescence Programmée
Lou Welgryn, présidente de Data for Good
Publié à l'occasion des 50 ans de l'association pour l'Enseignement public de l'informatique
http://www.epi.asso.fr/revue/articles/a2102g.htm
Février 2021 |
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| Articles |
Lancement du cycle de conférence « PAUL VALERY IA »
à la Cité scolaire Paul Valery
Lundi 1er février de 18h30 à 20h
Un moment sympa avec les profs, les élèves et des parents
et je n'ai rien publié sur le blog
>> 30/11/20 : Conférence Pour Alstom, Villeurbanne, Les transformations de l’entreprise par l’informatique, pour La Fondation Blaise Pascal
>> Lancement de la Fondation Inria sur la toile
Serge Abiteboul, directeur de recherche Inria & Membre du conseil d’administration de la Fondation Inria nous dévoile la notion de biens communs, générateurs de valeur incroyable pour les entreprises.
>> Ce que 2020 a fait au droit, Grand Continent avec Jean Cattan
Quand nous nous plongeons avec délectation dans les réseaux sociaux, nous acceptons les règles qu’ils édictent. L’année 2020 ne nous a malheureusement pas épargnés : propagande terroriste, contenus haineux, fausses informations, manipulations des élections, etc. S’il en était encore besoin, s’est confirmée la nécessité de réguler ces réseaux.
Ce 15 décembre, la Commission européenne a publié deux propositions législatives. Les autorités publiques y acquièrent un rôle de superviseur doté de pouvoirs de contrôle et de sanction. Le but est d’élaguer les comportements les plus néfastes des réseaux sociaux prédominants. C’était devenu indispensable.
Cela suffira-t-il à faire des réseaux sociaux des lieux pacifiés où le citoyen pourra s’épanouir ? Nous pensons qu’un mouvement plus radical doit être engagé pour permettre à d’autres modèles d’affaires de fleurir, d’autres modèles de contrôles, fondés sur la participation des utilisateurs, sur l’éducation critique et sur une culture du dialogue réinventée.
Comme les secours tardaient à arriver, son frère l’a porté sur son dos jusqu’aux urgences de l’hôpital voisin. Boris a été pris en charge presque immédiatement. Ça devait être sérieux.
Il s’est retrouvé dans un monde froid, aseptisé, dans une ruche où chaque geste tenait du ballet studieusement réalisé. Un ange qu’ils appellent Julie s’est penché vers lui et a posé les questions d’une mécanique bien huilée que seule la douceur de la voix sauvait de l’inhumanité ambiante. Elle et un autre ange l’ont appareillé, plongé sans transition dans un monde de machines barbares qui allaient, pendant des jours et des nuits, rythmer sa vie de leurs sons monotones.
Il ne comprend rien à ce qu’elles racontent. L’une dit « propos de folles ». Il comprendra plus tard qu’elle parle de « propofol », un anesthésique. L’autre dit « intubation ». Elles n’ont pas le temps de lui expliquer. La chose qui, à l’instant, lui manque le plus au monde, c’est Wikipédia pour savoir à quelle sauce il va être dégusté. Peut-être est-ce mieux qu’il ne sache pas.
La voix de Julie : On applique le masque facial. Monsieur, vous allez avoir une impression d’oppression… Allumage du respirateur… Induction en séquence rapide…
Est-ce que l’ange chantonne vraiment « De toutes les matières, c’est la ouate que je préfère » ? Est-ce cette musique dérisoire et obsédante qui accompagne ses plongeons entre les vagues de blanche ouate ?
Étrange sensation d’être le spectateur d’un film au script impénétrable, dont il est le héros muet. Entre lui et la mort, il n’y a plus que la machine, la voix de Julie, et ses mains qu’il imagine douces sous leurs gants. Sans la machine, il n’aurait aucune chance de survivre. Sans l’ange rose, il n’en aurait aucune envie.
Julie brosse délicatement le drap pour le débarrasser de quelques grains de poussière, avec une précision presque chirurgicale.
Le film ralentit, balbutie, s’arrête.
Il ne sait plus s’il vit un cauchemar ou si, déjà mort, il observe des pantins ridicules s’acharner sur son cadavre. Sur le ventre, sur le dos, le bruit, la douleur… Il souffre pour le corps martyrisé de cet autre qu’une infirmière couvre par pudeur ? Sur le ventre, sur le dos, le bruit, la douleur…
La magie de la blanche ouate.
Comme les secours tardaient à arriver, son frère l’a porté sur son dos jusqu’à cette plage de la Côte d’Opale, l’endroit que, à l’instant, il aime le plus au monde. Ce n’est pas simple pour Julie de gérer une hospitalisation en bord de mer, avec le sable qui s’insinue partout et l’exigence des marées. Dans la fraicheur matinale, la caresse du sable, la musique des vagues, sous les reflets du soleil et le souffle du vent, bercé par le chant de l’ange rose, il a peut-être une chance de s’en sortir.
Il a les yeux grands ouverts. Il sourit.
La voix de Julie : T’es défoncé, mec. Kétamine, anesthésique dissociatif aux propriétés cardiostimulantes. Elle peut entraîner des hallucinations. Oh, mais regardez-moi ça. Il bande. Je te fais autant d’effet ?
Il ne sait pas si les anges l’entendaient, mais il a psalmodié longtemps ces mots repêchés au fond de l’océan :
Non, non, non, non, Saint Éloi n'est pas mort
Non, non, non, non, Saint Éloi n'est pas mort
Car il bande encore
Car il bande encore
Il est resté un temps indéfini en soins intensifs. Quand on l’a emmené ailleurs, Julie n’était pas là, sans doute son jour de repos. Quand le mercredi suivant, elle est rentrée dans ce qui était devenu "la chambre de Boris", elle a eu un pincement au cœur. Allait-on perdre la nouvelle malade comme d’autres avant elle, ou arriverait-on à la sauver ?
Le temps a passé. Il pense souvent à Julie, il n’a pas cherché à la revoir. Il est assez tordu pour espérer retomber malade juste pour retrouver la jeune femme. Pour retrouver la ouate blanche peut-être ? Mais, quelle est la probabilité qu’il replonge, qu’il finisse en réa, et que Julie soit chargée de la chambre où il atterrirait ?
Boris rêvait de sa plage de la Côte d’Opale. Il y revient avec des amis. Les semaines de réanimation sont loin. S’il s’essouffle encore très vite, si, de loin en loin, il sent comme une oppression sur la poitrine, il a repris son travail, s’est remis doucement à faire du sport. Il recommence à vivre presque normalement.
Une jolie jeune femme installée sur la plage pas très loin d’eux brosse délicatement sa serviette pour la débarrasser de quelques grains de poussière, avec une précision presque chirurgicale.
L’allure, les mouvements, le port de tête, la taille. Est-ce Julie ? Pas simple de la reconnaitre, il n’a jamais vu la jeune femme qu’harnachée, avec son masque de canard, ses grosses lunettes aux bords rouges, sa blouse bleue, sa cagoule, ses gants ? La seule partie nue de son corps, c’était son cou. Comment être certain que la belle femme assise à quelques mètres de lui, qui vient de lui sourire, soit Julie ?
Il s’approche d’elle. Il plonge son regard dans ses yeux, des yeux immenses comme la mer, las parfois dans son combat pour qu’il survive, profonds comme la nuit qui engloutit les malades. Il murmure :
Elle sourit. Que peut-il faire pour la convaincre ? Alors, il chante :
Non, non, non, non, Saint Éloi n'est pas mort
Non, non, non, non, Saint Éloi n'est pas mort
Car il bande encore
Car il bande encore
Elle éclate de rire :