samedi 22 juin 2019

20 ans dans la matrice

mercredi 19 juin 2019

La Cybersécurité au Sénat

Participation (passive) à un petit-déjeuner au Restaurant du Sénat le 19 juin
organisé par l'OPECST / Académie des sciences / Académie de médecine.

lundi 17 juin 2019

Bientôt à la radio

Vendredi 21 juin : France culture, la Méthode scientifique; 1600-17:00

Dimanche 30 juin : France culture, Soft power

Participation au Forum de Genshagen

Forum de Genshagen pour le dialogue européen: « Numérique ‹ made in Europe › : maintenant ou jamais? »
13.06.2019 - 14.06.2019

Atelier : le pouvoir de la régulation : clé de la stratégie numérique eutopéenne

Panel : restitution des ateliers 

samedi 1 juin 2019

Michel Serres est mort

Tristesse de ne plus entendre sa voix.
Je l'avais interviewé avec Gilles Dowek : Les mutations du cognitif

mercredi 22 mai 2019

Keynote à la réunion Orange Experts

à l'invitation d'Emmanuel Bertin, d'Orange

Ethical data management

lundi 13 mai 2019

Les sciences questionnées par le numérique

3ème Colloque POLÉTHIS – Données massives en recherche : Reconfiguration du paysage de la recherche : enjeux éthiques et scientifiques – 15 mai 2019 – Paris
Mercredi 15 mai 2019 — 9h15-17h30
Auditorium de l’Institut Imagine
Institut Imagine
24, boulevard du Montparnasse, 75015 Paris

Rapport de la mission de régulation des réseaux sociaux

Publication de ce rapport auquel j'ai participé : Créer un cadre français de responsabilisation des réseaux sociaux : agir en France avec une ambition européenne

mardi 7 mai 2019

Réinventons la ville connectée

La gestion d'une ville est d'abord une question d'échange d'information. Pour qu'un jardinier opère sur un parterre de fleurs devant la médiathèque, il faut planifier son travail : quelles fleurs y a-t-on plantées, quand a eu lieu la dernière intervention, que prévoit la météo, etc. Toutes ces informations sont disponibles aujourd'hui numériquement. Le coeur du réacteur de la smart city, c'est donc la collecte, l'échange et l'analyse de données produites par la ville, le big data à son service. Certaines villes récentes sont d'ailleurs conçues pour être connectées, telle Songdo, en Corée du Sud.
Prenons le transport urbain. Une ville reçoit des données des sociétés de transport public, des entreprises de voitures de transport avec chauffeur (VTC), des gestionnaires de parking... À partir de ces données, elle peut participer à la mise en place d'une application pour smartphone afin de faciliter le déplacement multimodal (transports publics, vélo et autopartage...) des citoyens, décourageant l'usage de la voiture individuelle au profit de moyens de locomotion moins polluants. Nous pourrions multiplier les exemples dans de nombreux domaines, comme la planification urbaine, les travaux publics, la sécurité avec la police ou les pompiers, les services sociaux, culturels, ou l'énergie.
Si elle peut être plus efficiente, économe financièrement, la ville connectée questionne d'un point de vue politique. Les entreprises privées positionnées sur ce marché tendent à vouloir se substituer aux acteurs publics dans des fonctions qui étaient historiquement du ressort de ces derniers. Les arguments avancés pour le justifier sont multiples : des collectivités territoriales aux ressources insuffisantes, l'idéologie selon laquelle une gestion privée serait nécessairement moins coûteuse, ou encore le manque de compétences de certains responsables municipaux. Pourtant, la numérisation de la ville ne doit pas être l'occasion d'une perte du contrôle des politiques. La ville est, et doit rester, d'abord au service de ses citoyens.
Car les conséquences peuvent être lourdes. Les citoyens les plus démunis sont typiquement peu « rentables » financièrement et souvent ignorés de la smart city. Par exemple, ils peuvent avoir des difficultés à faire des demandes en ligne de prestations ou de services sociaux ; ils doivent être accompagnés et formés au numérique. Cependant, certaines initiatives mettent l'agilité de la ville au service des plus fragiles - le site Faciligo par exemple met en relation des personnes à mobilité réduite et d'autres voyageurs pour que ces derniers les accompagnent, moyennant une modeste rémunération.
Un autre risque de la smart city est de nous transformer en consommateurs amorphes de services municipaux numériques de plus en plus performants. Nous pouvons ainsi devenir passifs. Pourquoi trier nos déchets si le service municipal est si efficace ? Pourquoi nous intéresser même à ce sujet ? En général, pourquoi ne pas laisser les services numériques décider pour nous ?
Pourtant, la participation de chacun est indispensable pour maîtriser toute la complexité d'une ville moderne et gérer sa croissance, de possibles flux migratoires, la pollution... Dans certaines communes par exemple, les citoyens signalent sur un site web les revêtements de chaussée détériorés, afin qu'ils soient réparés. En Inde, pour lutter contre la corruption, le projet I Paid A Bribe, de l'organisation Janaagraha, encourage les citoyens à dénoncer sur Internet les pots-de-vin qu'ils ont payés.
La ville utilise trop peu les possibilités qui, au temps des algorithmes, lui sont offertes. Cette inadaptation des institutions à l'avancée des techniques participe à leur obsolescence et, au-delà, à la défiance grandissante des citoyens à leur égard. La cité doit mieux informer ses citoyens, notamment par l'ouverture de ses données. Ces derniers doivent également mieux participer à la conception de la ville, aux prises de décisions. À nous de réinventer la ville agile et connectée de demain pour en faire un lieu plus humain, plus inclusif, plus durable : une véritable cité.

Cet article est paru dans Le magazine La Recherche, N°540 • octobre 2018
ChroniqueLaRecherche  
 

France Culture, Les chemins de la philo

avec Aurelie Jean

Les algorithmes envahissent tous les domaines : marché de l'emploi, Facebook, Google... Sont-ils dangereux ? Vont-ils remplacer l'humain ? Tomberons-nous bientôt amoureux d'une intelligence artificielle ?
Image du film "Ex machina" de Alex Garland, 2014
Image du film "Ex machina" de Alex Garland, 2014 Crédits : Universal Pictures International France
Les algorithmes ont mauvaise presse : ils nous influencent, nous manipulent et nous prédisent le pire... Les algorithmes sont-ils à notre image ? Ou nous dominent-ils déjà ?
Que se passerait-il si, au lieu de parler à leur place, on leur donnait la parole ? Auraient-ils un avis, une opinion, une vision du monde indépendante de celle qu'on leur inculque ? Ont-ils, comme nous, un coeur ?

Les invités du jour :

  • Aurélie Jean, Ph.D., docteure en sciences des matériaux et en mécanique numérique, fondatrice et dirigeante de la société In Silico Veritas spécialisée en algorithmique et en modélisation numérique
  • Serge Abiteboul, chercheur à Inria, Institut national de recherche en sciences du numérique, et Membre du Collège de l'Arcep, Autorité de régulation des communications électroniques et des postes
Textes lus par Hélène Lausseur :
  • Extrait de L'Essayeur de Galilée, éditions Les Belles Lettres, 1623
  • Extrait de Algorithmes : la bombe à retardement de Cathy O'Neil, éditions Les Arènes, 2016
Sons diffusés :
  • En début d'émission, un extrait du film Her de Spike Jonze, 2014
  • Chanson de Queen, Somebody To Love
  • Musique de Labelle, Stase, différence et répétition
  • Archive sur le recrutement prédictif, dans Comme un bruit qui court, France Inter, 13/01/2018
  • Chanson de fin : The Jam, Away From The Numbers

samedi 4 mai 2019

Le bot chez Usbek & Rica

Envie de tester le futur en vrai ? Rendez-vous sur le shop d’Usbek & Rica, où vous trouverez le meilleur du monde de demain : objets du futur, mooc's, places pour des conférences, films, livres… Le modèle est simple : plus vous participez sur notre site (likes, partages, prédictions, etc.) et plus vous gagnez des « usbeks », une monnaie à dépenser dans notre boutique en ligne. Parmi les nouveautés disponibles dans le shop cette semaine : des baskets en laine recyclée, le recueil de nouvelles Le bot qui murmurait à l'oreille de la vieille dame et une semaine d'accès à des documentaires d'auteurs.

vendredi 26 avril 2019

Foundations of Databases et Hacker News




Hackers news nous a placé premiers pour Foundations of Databases. Je ne pense pas que le livre passionne les hackers, donc il y a un loup. En tous cas, c'est drôle...

Divers

Happy Birthday Alice



The party happened in Lisbon on March 25th 2019.










vendredi 29 mars 2019

Ouvrez, ouvrez la cage aux données

Cet article est paru dans Le magazine La Recherche, N°545 • Mars 2019
Aussi une présentation au Congrès de la Société Informatique de France, février 2019

ChroniqueLaRecherche

Bases de données relationnelles : apprendre pour utiliser

Démarre le 1er avril : un nouveau Mooc par Serge Abiteboul et Philippe Rigaux sur la plateforme FUN : Bases de données relationnelles : apprendre pour utiliser
 
Pour ceux qui sont aussi intéressés, la suite :

Démarre le 20 mai :  troisième session du Mooc par Serge Abiteboul, Benjamin Nguyen et Philippe Rigaux, Bases de données relationnelles : comprendre pour maitriser, aussi sur FUN

mardi 19 mars 2019

Journées Franciliennes du numérique dans les lycée

Mardi 19 mars 2019, de 10h à 12h30, Lycée Raspail Paris, à l'invitation de Guy Daroles

Données et intelligence artificielle

La vidéo (à partir de 28mn)

vendredi 15 mars 2019

S'affranchir de l'autorité centrale avec la blockchain

La chronique précédente portait sur la tension entre système centralisé, où une seule machine gère tout, et système décentralisé. La centralisation a longtemps résisté dans le domaine des transactions marchandes. Quand vous réservez le siège 25 de la voiture 8 du train Paris-Aix-en-Provence de lundi midi, un système informatique centralisé garantit que vous êtes le seul à réserver cette place (ou, en tout cas, devrait le garantir). Les échanges commerciaux modernes s'appuient sur les monnaies de banques centrales, telles que l'euro ou le dollar. La propriété de biens immobiliers est assurée par les services centraux de la publicité foncière. Nous pourrions multiplier les exemples de centralisme de tels systèmes, même lorsque, parfois, ils utilisent de fait des batteries d'ordinateurs autonomes. Si l'implantation est décentralisée, l'autorité, qui peut être un « tiers de confiance », est bien centralisée.
Depuis peu, des algorithmes complexes utilisant des puissances de calcul considérables proposent des échanges monétaires sans présupposer l'existence d'une autorité centrale. On leur imagine bien d'autres utilisations, comme de remplacer l'un des rares services d'Internet qui soient centralisés, celui qui permet de transformer les noms de domaines, tels que www.inria.fr, en adresses physiques de serveurs. Bienvenue dans le monde de la blockchain - autrement dit, la « chaîne de blocs » !
La technologie à la base des blockchains s'est d'abord fait connaître avec une nouvelle monnaie, le bitcoin. On peut acheter des produits avec des bitcoins ou les échanger contre des euros. La rencontre des algorithmes distribués et de la cryptographie au sein d'un « modèle économique » original permet à tout cela de fonctionner sans autorité centrale. La monnaie se libère du carcan des États !
Le protocole distribué de bitcoin, qui fait tout, de l'émission et l'échange de monnaie à la protection contre la double dépense, a été inventé par un (ou plusieurs) programmeur connu sous le nom de Satoshi Nakamoto, autour de 2008. Le secret entourant sa création, et son utilisation sur le dark Web (le contenu du Web accessible uniquement via des logiciels, des configurations ou des autorisations spécifiques), enveloppent cette technologie de mystère. L'intérêt récent des entreprises s'explique en partie par la popularité du bitcoin et de ses successeurs, et par des succès des blockchains, comme les échanges financiers entre entreprises. La technologie est encore jeune et nous voyons déjà arriver de nouveaux systèmes, comme Ethereum, blockchain open source.
Les mécanismes de blockchain permettent d'implanter un service ouvert et public de registre numérique. N'importe qui peut lire le registre, en garder une copie, écrire dedans, c'est-à-dire y enregistrer des transactions, au sens informatique comme au sens bancaire du terme. Les participants qui gardent des copies garantissent collectivement que les transactions sont réalisées l'une après l'autre, que les copies restent identiques, et qu'elles gardent bien la trace de toutes les transactions depuis le lancement de la blockchain.
Le problème, c'est d'arriver à mettre d'accord toutes les copies. La méthode historique pour aboutir à ce type de consensus est « une preuve de travail ». La résolution de cette preuve nécessite une puissance de calcul informatique énorme. Un attaquant qui voudrait tricher, par exemple en autorisant de vendre plusieurs fois le même objet physique, devrait fournir une proportion importante de la puissance de calcul de l'ensemble des participants. Ainsi, quelqu'un possédant 51 % de la puissance de calcul totale pourrait imposer sa loi et des transactions « truquées ».
Soulignons qu'avec les calculs considérables qu'elles requièrent pour enregistrer une transaction, les blockchains standards ne sont pas du tout écolos. Selon l'agence Reuters, le réseau bitcoin consommait, en 2015, 43 000 fois plus d'électricité que les 500 ordinateurs les plus puissants du monde. Mais nous voyons émerger des technologies qui, sans être catastrophiques pour la planète, se proposent de garantir une gestion décentralisée de données, transparente, ouverte, sécurisée. Nous y arriverons ; c'est juste une question de temps. Les effets sur l'économie d'une société moins centralisée, basée sur la confiance, sont encore à découvrir.

Cet article est paru dans Le magazine La Recherche, N°529 • novembre 2017

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Centraliser ou non : le duel de l'informatique

Dans 2001, L'Odyssée de l'espace, Hal est le système informatique du vaisseau spatial Discovery One. C'est un système centralisé : une seule machine gère tout. Internet, en revanche, est un système informatique distribué, composé de centaines de millions de machines autonomes, hétérogènes, sans véritable autorité centrale. Le premier est anthropomorphique, presque de nature divine. Le second tient de la fourmilière. Le monde informatique offre donc tout un continuum de solutions, depuis le supercalculateur monomachine jusqu'aux systèmes totalement distribués comme Internet. Choisir entre centralisé et distribué, c'est le sujet de cette chronique. La conception des systèmes centralisés est beaucoup plus simple. Ils sont aussi plus faciles à mettre au point, et à débuguer - quand une erreur arrive, on n'a pas à se demander d'où elle provient. Mais leurs avantages se limitent là. Assumons le spoiler en prévenant que, dans la suite de cet article, nous ne ferons que souligner les avantages de la distribution sur la centralisation.
D'abord, contrairement à ce que l'on pourrait penser, les systèmes centralisés sont plus fragiles, plus instables. Une erreur au coeur du système peut entraîner le chaos. En s'en prenant au maître, on peut réussir à bloquer tout un service. Rien de tel avec un système décentralisé. Un mythe indique d'ailleurs qu'Internet a été conçu pour résister à des attaques, même nucléaires. En réalité, si le réseau Arpanet, à l'origine d'Internet, a bien été développé par la Darpa, une agence de défense du gouvernement américain, il l'a été pour faciliter les communications entre chercheurs. Reste que, grâce à la distribution, Internet est beaucoup plus résistant aux pannes qu'un système centralisé.
Un autre avantage de la distribution est le passage à l'échelle. L'exemple de la vidéo en ligne illustre parfaitement cet aspect. Dans une approche centralisée, les serveurs stockent des vidéos. Quand la demande augmente, les serveurs sont vite saturés et il faut en acheter d'autres, les installer : cela coûte cher. Dans une approche répartie, chaque client qui télécharge une vidéo en stocke une copie et peut à son tour délivrer le film à d'autres clients. On parle alors de pair-à-pair parce que, la hiérarchie s'estompant, chaque participant est à la fois client et serveur. Si ces approches pair-à-pair ont été, au départ, surtout utilisées pour le piratage, elles sont tout à fait compatibles avec la protection des droits d'auteur (les flux vidéo sont chiffrés et des DRM nécessaires pour les visualiser). Elles sont également beaucoup plus efficaces que les approches centralisées. Dans ce dernier cas, la vidéo va voyager sur le réseau, peut-être depuis le serveur d'un pays lointain ou au mieux à partir d'un « cache » (un serveur de soutien moins éloigné). Dans le cas distribué, la vidéo a une forte chance d'être disponible dans le voisinage du client. Les économies d'électricité pour visionner une vidéo sont alors vraiment conséquentes - cette année, 74 % de tout le trafic internet mondial sera de la vidéo en ligne !
Un dernier avantage, moins simple à quantifier : la distribution encourage la diversité. Un système centralisé utilise un logiciel particulier relativement figé. Dans un cadre réparti, une fois qu'une infrastructure de base est disponible (par exemple, Internet), de nombreux logiciels peuvent être proposés, entrer en compétition et évoluer à la manière de systèmes biologiques. La distribution est pour beaucoup dans la créativité débridée de l'informatique depuis sa création.
Les tensions entre solutions centralisées et distribuées existent depuis les débuts de l'informatique. Récemment, la plus sournoise est une bataille autour du Web. Nous nous sommes habitués à trouver sur la Toile des services décentralisés fantastiques, comme des moteurs de recherche, des encyclopédies, des sites de commerce en ligne... Une tendance actuelle est pourtant d'écarter l'utilisateur du Web pour le fixer dans des systèmes particuliers. Nous sommes de plus en plus prisonniers des applications de nos téléphones ou de systèmes comme Facebook ou Snapchat qui se proposent comme point d'entrée centralisé du monde. La liberté apportée par la distribution des services sur le Web est-elle en danger ?
Cet article est paru dans Le magazine La Recherche, N°528 • octobre 2017
ChroniqueLaRecherche  

lundi 4 mars 2019

Humanités et informatique : accords et désaccords

Humanités numériques en dialogue

Les acteurs en humanités numériques, enseignants, chercheurs, ingénieurs, étudiants et bibliothécaires de l’École normale supérieure, se présentent sous forme de portraits filmés ou en répondant à trois questions.

Ils nous font part de leurs expériences professionnelles et du nouveau dialogue entre humanités et numérique qu’ils souhaitent insuffler aux projets de recherche. Ils témoignent également de la diversité des métiers impliqués dans les projets en sciences humaines et sociales augmentés par le numérique, et des transformations professionnelles engendrées par ce nouveau medium.

Ce projet est cofinancé par le CAPHÉS, le labex TransferS et les bibliothèques de l’ENS. 



https://digithum.huma-num.fr/portraits/videos/mp4/sergeabiteboul.mp4

J'y suis passé...