jeudi 31 mai 2018

Visite à Hasselt, Belgique

30 mai : l'Université de Hasselt m'a décerné un Doctorat Honoris Causa
(je sais : c'est un peu ringard. Mais c'était sympa.)

Jarige UHasselt reikt 7 eredoctoraten uit

31 mai : à cette occasion, un Mini-Symposium, Big Data: Science, Industry, People
  • keynote sur Ethical data analysis

dimanche 27 mai 2018

Fête des libertés numériques : atelier Mes données (2)


Proposé avec Antoine Amarilli, David Montoya, et Fabian Suchanek

Pour ceux qui n'ont pas pu venir :

Le matériel pour l'atelier Mes données
  • Récupérer mes données de Facebook et Google
  • Effacer l’historique de navigation sur Google
  • Récupérer sa géolocalisation avec GPSLogger
  • Récupérer ses données avec l’outil Cozy
  • Utiliser Signal vs. SMS/WhatsApp
  • Dégooglisons avec Framasoft
  • Tor browser
  • Comment sécuriser mes données avec des backups
  • Bien choisir ses mots de passe
  • Comment garder ses mots de passe Garder ses mots de passe Lastpass 

Terra Data,   Serge Abiteboul et Valérie Peugeot



jeudi 24 mai 2018

Fête des libertés numériques : atelier Mes données

Atelier mes données

Le 25/05/2018
Horaires : 14h à 15h et de 15h à 16h
Lieu : Maison du Libre et des Communs - 226 rue Saint-Denis 75002 Paris
Atelier mes données à la Maison du Libre et des Communs. L’idée est de découvrir quelles données les services que nous utilisons ont de nous. Des exercices permettront de voir comment récupérer ses données de Lire la suite…

Jaine : Quelle culture numérique pour tous au 21ème siècle ?


JAINE-ac@rt 2018, l'innovation pédagogique et la créativité numérique se donnent rendez-vous à La Halle de la Villette le 23 mai 2018
conférences: quelle culture numérique pour tous au 21ème siècle ?
Serge ABITEBOUL, directeur de recherche à l'Inria et Thibaud HULIN, maître de conférences à Dijon et chercheur au CIMEOS

lundi 14 mai 2018

Données et éthique

Conférence-débat - Les enjeux scientifiques de l'éthique du numérique - Académie des sciences - Paris - Mai 2017

Texte de ma présentation sur Données et éthique

lundi 16 avril 2018

Ethical data management @ CIA

16 April 2018: Keynote on Ethical data management at the International Conference on Data Engineering, CNAM, Paris, Context in Analytics Workshop

mercredi 4 avril 2018

La chasse aux bobards

« Exigeons que les informations publiées soient accompagnées de métadonnées »

Dans cette chronique, le chercheur en informatique Serge Abitboul, déplorant la viralité des « bobards » sur la Toile, milite pour que soit attaché à chaque information circulant sur le Web une origine.
LE MONDE économie  |

dimanche 18 mars 2018

Galalithe

En vente chez Lulu.com en format Papier (12.32 euros)
Électronique (gratuit)

 

mardi 13 mars 2018

Agenda

28 février : audition au sénat pour la loi sur la protection des données personnelles
1 mars :  conseil stratégique de la Fondation Blaise Pascal à Lyon
10 mars : panel aux 3èmes états généraux du numérique du Parti communiste 
13 mars : participation au coding apéro à l'assemblée nationale
17 mars : conférence au Salon du livre
23 mars : présentation au Grand Barouf du Numérique à Lille
24 mars : panel à l'Université de la Paix à la Cité internationale de Paris
29 mars : jury du prix étudiant de la Fondation Sopra Steria
  • vidéo
  • présentation sur Ethical Issues in Data Management

vendredi 26 janvier 2018

Le temps des Algorithmes : Prix La Science se livre 2018

17e édition des prix La Science se livre

Dans le cadre de La Science se livre, manifestation destinée à valoriser la culture scientifique, le Département des Hauts-de-Seine remet deux prix littéraires (adultes et adolescents) en partenariat avec l'association BiB 92, réseau de lecture publique des Hauts-de-Seine, et la Bibliothèque Nationale de France. Ils récompensent chaque année des ouvrages scientifiques destinés au grand public. Deux ouvrages ont été primés pour l'originalité des sujets abordés, la rigueur scientifique de leur contenu, et les qualités de transmission des connaissances au public.

À la clé : une dotation du Département de 3 500 euros pour chaque prix, afin d'encourager les auteurs dans leurs démarches de vulgarisation scientifique, et un soutien à la diffusion par le Département des Hauts-de-Seine dans les bibliothèques et médiathèques, ainsi que dans les collèges alto-séquanais.

Le lauréat 2018, Prix La Science se livre catégorie "adultes" :


Le temps des algorithmes - Serge Abiteboul et Gilles Dowek - Éditions Le Pommier

Sur le site des Hauts-de-Seine

IA, numérique: quelle école ?

IA, numérique: quelle école pour préparer aux mutations profondes et rapides du travail?

Jeudi 25 janvier 2018 de 17H30 à 20H
Grande salle des séances 
A l’Institut de France – 23, quai de Conti, Paris 6e

...
 
17H40-18H35 Table-ronde modérée par David GROISON, Rédacteur en chef de Phosphore magazine et Directeur des publics +12 ans Bayard Jeunesse
  • Laurent ALEXANDRE, essayiste (« La guerre des intelligences » Ed. JC Lattès) et cofondateur du site Doctissimo
  • David BESSIS, Fondateur & Président de Tinyclues
  • Marie-Claire CARRERE-GEE, Présidente du Conseil d’Orientation pour l’Emploi
  • Alexandre PHAM, co-Président d’Alphyr, membre du comité directeur de CroissancePlus
  • Laurent STEFANI, Directeur général, Intelligence Artificielle d’Accenture
18H35-18H45  Grand témoin, Serge ABITEBOUL, membre de l’Institut (Académie des Sciences)

...

Je n'avais jamais été Grand Témoin et je ne sais toujours pas trop ce qu'on attendait de moi.

J'avoue que je me suis trouvé très en décalage avec la Table-ronde sur un sujet : l'enseignement de l'informatique. Vision très française tournée vers l'apprentissage du code seulement pour les futurs développeurs. On est vraiment à l'ouest : c'est l'informatique en général, notamment le code mais aussi d'autres choses comme la pensée informatique qu'il faut apprendre à tous et pas seulement aux enfants des milieux favorisés, ou aux futurs développeurs.  Je me suis trouvé à être un trublion en défendant un point de vue assez général dans certains pays développés, et encore plus dans des pays en développements.

mardi 16 janvier 2018

@ L'Arcep



Le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, a nommé le 12 janvier 2018, Serge ABITEBOUL comme membre du collège de l’Arcep à compter du 15 janvier 2018.

Directeur de recherche en informatique à l’Ecole Normale Supérieure de Paris et à Inria (Institut National de Recherche en Informatique et Automatique), Serge ABITEBOUL est titulaire d’un doctorat de l'Université de Californie du Sud, et d’une thèse d'État de l'Université de Paris-Sud. Ses travaux sur les données, la gestion de l’information et des connaissances - notamment sur internet -, et ses théories sur les bases de données, l’ont conduit à être désigné membre de l'Académie des sciences en 2008, et de l'académie Europae en 2011.

Il a aussi été Maître de conférences à l'École polytechnique, et professeur invité à Stanford et Oxford University. En 2011, il est désigné titulaire de la Chaire Informatique et science numérique au Collège de France. En 2013, il rejoint le Conseil national du numérique, présidé par Benoît Thieulin, et prend la même année la présidence du Conseil scientifique de la Société d'Informatique de France. Depuis 2017, il préside le Conseil Stratégique de la Fondation Blaise Pascal.

Auteur de nombreuses publications sur la donnée, les algorithmes, mais aussi de romans, Serge ABITEBOUL est éditeur et fondateur du Blog binaire. Il a été commissaire de l'exposition Terra Data à la Cité des sciences et de l'industrie en 2017 et 2018.

Serge ABITEBOUL succède à Jacques STERN dont le mandat de membre du collège de l'Arcep est arrivé à son terme. L’Arcep salue la contribution précieuse de Jacques STERN aux travaux de l’Autorité.

mardi 9 janvier 2018

L'expo Terra Data a fermé

Le chiffre officiel de la fréquentation : 164 000 visiteurs.

Bravo Françoise Vallas et Pierre Duconseille, les deux Commissaires d'Expo.

J'ai pris énormément de plaisir, comme Commissaire scientifique, à bosser pour eux. 

mercredi 20 décembre 2017

Cnnum : Les hommes sont devenus fous à lier

L' "affaire du Cnnum" qui a conduit à la démission de  Marie Ekeland et de quasi tous les membres est pathétique. On reprochait à une membre, Rokhaya Diallo; de ne pas être dans la ligne ?

Ils sont devenus fous ?

Une militante antiraciste, j'ai un a priori très favorable. Et même si je pourrais avoir des désaccords avec elle, c'est certainement quelqu'un avec qui j'aimerais prendre un verre et causer... de nos désaccords s'il y a lieu. Quand j'étais au Cnnum, j'ai toujours eu l'impression que je pouvais donner mon avis. Et certain.e.s avec qui j'ai eu les discussions les plus âpres sont devenus des ami.e.s. C'est comme cela qu'on progresse en sciences, et dans la vraie vie aussi.

Il ne faut pas céder à quelques ayatollahs qui décident ce que nous avons le droit de penser ou pas. Il faut redonner sa place à la tolérance.

Donc, Marie : j'ajoute mon petit soutien à tous ceux qui t'ont déjà été adressés.

Cnnum démissionnaire : itou.


mardi 12 décembre 2017

Ethical issues in data management

presented at Université Paris-Dauphine in the workshop "Social Responsibility
of Algorithms" (www.lamsade.dauphine.fr/sra2017)
organized by Alexis Tsoukias

Les données de l'éducation

Mon lycée.net

Serge Abiteboul

La question des données, de leur protection, est présente partout. On a toutefois l’impression que dans le domaine de l’éducation, elle est particulièrement sensible. Le ressentez-vous également et cela vous parait-il justifié ?

Le numérique produit de plus en plus de données, c’est une évidence. On est face à un phénomène d’accumulation et, simultanément, d’explosion des échanges de données. L’éducation n’échappe évidemment pas à un phénomène aussi massif.
La prolifération des données a fait émerger une notion importante qui est celle de données personnelles ou de données privées, c’est-à-dire de données qui concernent une personne en particulier. Personne n’est propriétaire des données qui le concernent mais chacun a des droits sur elles et en particulier sur leur utilisation. Ce qui compte c’est donc moins la donnée elle-même que ce qui en est fait, en particulier lorsqu’il s’agit de données personnelles.

En éducation, on peut faire toutes sortes de choses avec les données personnelles, des choses bonnes ou moins bonnes…

Tout à fait. On peut par exemple utiliser des données personnelles dans des logiciels pédagogiques performants qui sauront s’adapter à l’utilisateur parce qu’ils tiendront compte à la fois de ce qu’il ou elle a fait précédemment mais aussi de ce que d’autres ont fait avec le même logiciel. C’est une utilisation des données personnelles positive, même si elle est encore embryonnaire et que l’on n’en connait pas tous les effets. Ce qui serait négatif par contre, ce serait par exemple qu’une entreprise vende des données sur des lycéens ou des étudiants à des cabinets d’embauche qui les revendraient eux-mêmes à leurs entreprises clientes.
Il me semble que l’on pourrait retenir un principe très simple : que les données produites à l’intérieur du système éducatif national restent à l’intérieur de l’éducation nationale. Mais là encore il faut être prudent car même à l’intérieur du système, le risque existe de mauvaises utilisations. Par exemple, si on classe, si on étiquette les enfants et que l’on se sert de ces données pour les orienter, il y a un risque. Car dès lors qu’il existe des mesures, on va avoir tendance à leurs donner trop d’importance, à se cacher derrière elles. Or il faut toujours préférer le contact humain, une évaluation individuelle. Je dirais donc que l’extérieur de l’éducation nationale, c’est une zone interdite, une zone noire pour les données personnelles, mais à l’intérieur, c’est une zone grise, il faut rester vigilant.
Serge Abiteboul

Qu’avez-vous pensé de ce qui s’est passé avec APB qui est justement un système d’orientation exploitant des données scolaires personnelles ?

C’est un cas intéressant en effet. APB a été un progrès par rapport à ce qui se pratiquait avant. Il faut le rappeler. De plus, le recours au tirage aléatoire qui a été tant critiqué n’est pas la responsabilité du code mais de contraintes sur le système, de choix faits par des cadres de l’éducation nationale. Sur le plan informatique, je dirais que le code d’APB n’est pas terrible mais l’algorithme est bon. Ce qui est important, dans le cas d’APB comme en général, c’est que l’algorithme soit public, de façon à ce qu’il puisse être compris, discuté. Pour cette raison, il faut préférer les logiciels en Open Source quand on parle de décisions aussi importantes pour la vie de la cité.

L’autre problème auquel les responsables de l’éducation doivent faire face est celui de l’hébergement des données. Quelle est votre position sur cette question ?

Je dirais d’abord que l’hébergement dans le cloud est une avancée naturelle de l’informatique qui simplifie grandement la gestion des données. Mais quel cloud ?
Ce qui compte surtout ce n’est pas tant le lieu que les conditions d’utilisation. Le principe essentiel reste celui-ci : l’éducation nationale doit contrôler pleinement l’accès aux données et les mettre au service exclusif de l’éducation. Cette responsabilité est aussi bien-sûr celle des collectivités.
Ceci étant rappelé, en pratique, l’hébergement des données doit être négocié avec des industriels. C’est une question délicate. Pour cela, nous avons besoin de garanties. C’est une affaire de confiance et de rapport de force. Je préfèrerais que l’éducation nationale choisisse des industriels nationaux et européens avec lesquels il lui est plus facile de discuter d’égal à égal, plutôt que des entreprises nord-américaines comme les fameux GAFAM (Google Amazon Facebook Apple Microsoft) en lesquelles nous avons le droit d’avoir une confiance limitée et avec lesquelles le rapport de force n’est clairement pas en notre faveur.
La localisation des données est aussi importante : en Europe, elles dépendent de règlements européens beaucoup plus protecteurs. Et puis, nous avons d’excellentes entreprises françaises et européennes…
Serge Abiteboul
Je profite de l’occasion pour répéter l’importance considérable dans un monde numérique de l’enseignement de l’informatique depuis le primaire. La situation a évolué. Mais les cours sont donnés le plus souvent par des professeurs de mathématiques ou de technologie que l’on n’a pas pris le temps de former correctement – un enseignant d’informatique doit avoir en gros un niveau Bac+5, comme en mathématiques ou en histoire-géographie. La formation de ces enseignants en informatique est devenue le cœur du problème. Quand les élèves montent en compétence, ce qui est en train de se passer, ils doivent avoir en face d’eux de vrais professeurs d’informatique.
Et pour revenir sur notre sujet, nous devons aussi préparer tous nos élèves au monde numérique et par exemple, leur apprendre à protéger leurs données. L’éducation nationale doit être irréprochable dans ce domaine et leur donner un bon exemple.

Expo contre Mooc : les masses

Combien de visiteurs ?

Terra Data à La Cité des sciences : 145 000 visiteurs au 10 12 2017  en un peu plus de 8 mois d’exploitation
  • super pour un tel sujet !
Le Mooc Bador "Maitriser les Bases de Données Relationnelles" sur Fun : 16 780 en deux sessions
  • 50% des inscrits sont en France
  • les autres majoritairement du Maghreb et d'Afrique noire
  • 25% de femmes -- nous aimerions mieux faire, mais c'est déjà mieux qu'à la fac 
  • 51% ont un master ou plus
  • super pour un tel sujet !