mercredi 22 mai 2019

Keynote à la réunion Orange Experts

à l'invitation d'Emmanuel Bertin, d'Orange

Ethical data management

lundi 13 mai 2019

Les sciences questionnées par le numérique

3ème Colloque POLÉTHIS – Données massives en recherche : Reconfiguration du paysage de la recherche : enjeux éthiques et scientifiques – 15 mai 2019 – Paris
Mercredi 15 mai 2019 — 9h15-17h30
Auditorium de l’Institut Imagine
Institut Imagine
24, boulevard du Montparnasse, 75015 Paris

Rapport de la mission de régulation des réseaux sociaux

Publication de ce rapport auquel j'ai participé : Créer un cadre français de responsabilisation des réseaux sociaux : agir en France avec une ambition européenne

mardi 7 mai 2019

Réinventons la ville connectée

La gestion d'une ville est d'abord une question d'échange d'information. Pour qu'un jardinier opère sur un parterre de fleurs devant la médiathèque, il faut planifier son travail : quelles fleurs y a-t-on plantées, quand a eu lieu la dernière intervention, que prévoit la météo, etc. Toutes ces informations sont disponibles aujourd'hui numériquement. Le coeur du réacteur de la smart city, c'est donc la collecte, l'échange et l'analyse de données produites par la ville, le big data à son service. Certaines villes récentes sont d'ailleurs conçues pour être connectées, telle Songdo, en Corée du Sud.
Prenons le transport urbain. Une ville reçoit des données des sociétés de transport public, des entreprises de voitures de transport avec chauffeur (VTC), des gestionnaires de parking... À partir de ces données, elle peut participer à la mise en place d'une application pour smartphone afin de faciliter le déplacement multimodal (transports publics, vélo et autopartage...) des citoyens, décourageant l'usage de la voiture individuelle au profit de moyens de locomotion moins polluants. Nous pourrions multiplier les exemples dans de nombreux domaines, comme la planification urbaine, les travaux publics, la sécurité avec la police ou les pompiers, les services sociaux, culturels, ou l'énergie.
Si elle peut être plus efficiente, économe financièrement, la ville connectée questionne d'un point de vue politique. Les entreprises privées positionnées sur ce marché tendent à vouloir se substituer aux acteurs publics dans des fonctions qui étaient historiquement du ressort de ces derniers. Les arguments avancés pour le justifier sont multiples : des collectivités territoriales aux ressources insuffisantes, l'idéologie selon laquelle une gestion privée serait nécessairement moins coûteuse, ou encore le manque de compétences de certains responsables municipaux. Pourtant, la numérisation de la ville ne doit pas être l'occasion d'une perte du contrôle des politiques. La ville est, et doit rester, d'abord au service de ses citoyens.
Car les conséquences peuvent être lourdes. Les citoyens les plus démunis sont typiquement peu « rentables » financièrement et souvent ignorés de la smart city. Par exemple, ils peuvent avoir des difficultés à faire des demandes en ligne de prestations ou de services sociaux ; ils doivent être accompagnés et formés au numérique. Cependant, certaines initiatives mettent l'agilité de la ville au service des plus fragiles - le site Faciligo par exemple met en relation des personnes à mobilité réduite et d'autres voyageurs pour que ces derniers les accompagnent, moyennant une modeste rémunération.
Un autre risque de la smart city est de nous transformer en consommateurs amorphes de services municipaux numériques de plus en plus performants. Nous pouvons ainsi devenir passifs. Pourquoi trier nos déchets si le service municipal est si efficace ? Pourquoi nous intéresser même à ce sujet ? En général, pourquoi ne pas laisser les services numériques décider pour nous ?
Pourtant, la participation de chacun est indispensable pour maîtriser toute la complexité d'une ville moderne et gérer sa croissance, de possibles flux migratoires, la pollution... Dans certaines communes par exemple, les citoyens signalent sur un site web les revêtements de chaussée détériorés, afin qu'ils soient réparés. En Inde, pour lutter contre la corruption, le projet I Paid A Bribe, de l'organisation Janaagraha, encourage les citoyens à dénoncer sur Internet les pots-de-vin qu'ils ont payés.
La ville utilise trop peu les possibilités qui, au temps des algorithmes, lui sont offertes. Cette inadaptation des institutions à l'avancée des techniques participe à leur obsolescence et, au-delà, à la défiance grandissante des citoyens à leur égard. La cité doit mieux informer ses citoyens, notamment par l'ouverture de ses données. Ces derniers doivent également mieux participer à la conception de la ville, aux prises de décisions. À nous de réinventer la ville agile et connectée de demain pour en faire un lieu plus humain, plus inclusif, plus durable : une véritable cité.

Cet article est paru dans Le magazine La Recherche, N°540 • octobre 2018
ChroniqueLaRecherche  
 

France Culture, Les chemins de la philo

avec Aurelie Jean

Les algorithmes envahissent tous les domaines : marché de l'emploi, Facebook, Google... Sont-ils dangereux ? Vont-ils remplacer l'humain ? Tomberons-nous bientôt amoureux d'une intelligence artificielle ?
Image du film "Ex machina" de Alex Garland, 2014
Image du film "Ex machina" de Alex Garland, 2014 Crédits : Universal Pictures International France
Les algorithmes ont mauvaise presse : ils nous influencent, nous manipulent et nous prédisent le pire... Les algorithmes sont-ils à notre image ? Ou nous dominent-ils déjà ?
Que se passerait-il si, au lieu de parler à leur place, on leur donnait la parole ? Auraient-ils un avis, une opinion, une vision du monde indépendante de celle qu'on leur inculque ? Ont-ils, comme nous, un coeur ?

Les invités du jour :

  • Aurélie Jean, Ph.D., docteure en sciences des matériaux et en mécanique numérique, fondatrice et dirigeante de la société In Silico Veritas spécialisée en algorithmique et en modélisation numérique
  • Serge Abiteboul, chercheur à Inria, Institut national de recherche en sciences du numérique, et Membre du Collège de l'Arcep, Autorité de régulation des communications électroniques et des postes
Textes lus par Hélène Lausseur :
  • Extrait de L'Essayeur de Galilée, éditions Les Belles Lettres, 1623
  • Extrait de Algorithmes : la bombe à retardement de Cathy O'Neil, éditions Les Arènes, 2016
Sons diffusés :
  • En début d'émission, un extrait du film Her de Spike Jonze, 2014
  • Chanson de Queen, Somebody To Love
  • Musique de Labelle, Stase, différence et répétition
  • Archive sur le recrutement prédictif, dans Comme un bruit qui court, France Inter, 13/01/2018
  • Chanson de fin : The Jam, Away From The Numbers

samedi 4 mai 2019

Le bot chez Usbek & Rica

Envie de tester le futur en vrai ? Rendez-vous sur le shop d’Usbek & Rica, où vous trouverez le meilleur du monde de demain : objets du futur, mooc's, places pour des conférences, films, livres… Le modèle est simple : plus vous participez sur notre site (likes, partages, prédictions, etc.) et plus vous gagnez des « usbeks », une monnaie à dépenser dans notre boutique en ligne. Parmi les nouveautés disponibles dans le shop cette semaine : des baskets en laine recyclée, le recueil de nouvelles Le bot qui murmurait à l'oreille de la vieille dame et une semaine d'accès à des documentaires d'auteurs.