dimanche 18 mars 2018

Galalithe

En vente chez Lulu.com en format Papier (12.32 euros)
Électronique (gratuit)

 

mardi 13 mars 2018

Agenda

28 février : audition au sénat pour la loi sur la protection des données personnelles
1 mars :  conseil stratégique de la Fondation Blaise Pascal à Lyon
10 mars : panel aux 3èmes états généraux du numérique du Parti communiste 
13 mars : participation au coding apéro à l'assemblée nationale
17 mars : conférence au Salon du livre
23 mars : présentation au Grand Barouf du Numérique à Lille
24 mars : panel à l'Université de la Paix à la Cité internationale de Paris
29 mars : jury du prix étudiant de la Fondation Sopra Steria
  • vidéo
  • présentation sur Ethical Issues in Data Management

vendredi 26 janvier 2018

Le temps des Algorithmes : Prix La Science se livre 2018

17e édition des prix La Science se livre

Dans le cadre de La Science se livre, manifestation destinée à valoriser la culture scientifique, le Département des Hauts-de-Seine remet deux prix littéraires (adultes et adolescents) en partenariat avec l'association BiB 92, réseau de lecture publique des Hauts-de-Seine, et la Bibliothèque Nationale de France. Ils récompensent chaque année des ouvrages scientifiques destinés au grand public. Deux ouvrages ont été primés pour l'originalité des sujets abordés, la rigueur scientifique de leur contenu, et les qualités de transmission des connaissances au public.

À la clé : une dotation du Département de 3 500 euros pour chaque prix, afin d'encourager les auteurs dans leurs démarches de vulgarisation scientifique, et un soutien à la diffusion par le Département des Hauts-de-Seine dans les bibliothèques et médiathèques, ainsi que dans les collèges alto-séquanais.

Le lauréat 2018, Prix La Science se livre catégorie "adultes" :


Le temps des algorithmes - Serge Abiteboul et Gilles Dowek - Éditions Le Pommier

Sur le site des Hauts-de-Seine

IA, numérique: quelle école ?

IA, numérique: quelle école pour préparer aux mutations profondes et rapides du travail?

Jeudi 25 janvier 2018 de 17H30 à 20H
Grande salle des séances 
A l’Institut de France – 23, quai de Conti, Paris 6e

...
 
17H40-18H35 Table-ronde modérée par David GROISON, Rédacteur en chef de Phosphore magazine et Directeur des publics +12 ans Bayard Jeunesse
  • Laurent ALEXANDRE, essayiste (« La guerre des intelligences » Ed. JC Lattès) et cofondateur du site Doctissimo
  • David BESSIS, Fondateur & Président de Tinyclues
  • Marie-Claire CARRERE-GEE, Présidente du Conseil d’Orientation pour l’Emploi
  • Alexandre PHAM, co-Président d’Alphyr, membre du comité directeur de CroissancePlus
  • Laurent STEFANI, Directeur général, Intelligence Artificielle d’Accenture
18H35-18H45  Grand témoin, Serge ABITEBOUL, membre de l’Institut (Académie des Sciences)

...

Je n'avais jamais été Grand Témoin et je ne sais toujours pas trop ce qu'on attendait de moi.

J'avoue que je me suis trouvé très en décalage avec la Table-ronde sur un sujet : l'enseignement de l'informatique. Vision très française tournée vers l'apprentissage du code seulement pour les futurs développeurs. On est vraiment à l'ouest : c'est l'informatique en général, notamment le code mais aussi d'autres choses comme la pensée informatique qu'il faut apprendre à tous et pas seulement aux enfants des milieux favorisés, ou aux futurs développeurs.  Je me suis trouvé à être un trublion en défendant un point de vue assez général dans certains pays développés, et encore plus dans des pays en développements.

mardi 16 janvier 2018

@ L'Arcep



Le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, a nommé le 12 janvier 2018, Serge ABITEBOUL comme membre du collège de l’Arcep à compter du 15 janvier 2018.

Directeur de recherche en informatique à l’Ecole Normale Supérieure de Paris et à Inria (Institut National de Recherche en Informatique et Automatique), Serge ABITEBOUL est titulaire d’un doctorat de l'Université de Californie du Sud, et d’une thèse d'État de l'Université de Paris-Sud. Ses travaux sur les données, la gestion de l’information et des connaissances - notamment sur internet -, et ses théories sur les bases de données, l’ont conduit à être désigné membre de l'Académie des sciences en 2008, et de l'académie Europae en 2011.

Il a aussi été Maître de conférences à l'École polytechnique, et professeur invité à Stanford et Oxford University. En 2011, il est désigné titulaire de la Chaire Informatique et science numérique au Collège de France. En 2013, il rejoint le Conseil national du numérique, présidé par Benoît Thieulin, et prend la même année la présidence du Conseil scientifique de la Société d'Informatique de France. Depuis 2017, il préside le Conseil Stratégique de la Fondation Blaise Pascal.

Auteur de nombreuses publications sur la donnée, les algorithmes, mais aussi de romans, Serge ABITEBOUL est éditeur et fondateur du Blog binaire. Il a été commissaire de l'exposition Terra Data à la Cité des sciences et de l'industrie en 2017 et 2018.

Serge ABITEBOUL succède à Jacques STERN dont le mandat de membre du collège de l'Arcep est arrivé à son terme. L’Arcep salue la contribution précieuse de Jacques STERN aux travaux de l’Autorité.

mardi 9 janvier 2018

L'expo Terra Data a fermé

Le chiffre officiel de la fréquentation : 164 000 visiteurs.

Bravo Françoise Vallas et Pierre Duconseille, les deux Commissaires d'Expo.

J'ai pris énormément de plaisir, comme Commissaire scientifique, à bosser pour eux. 

mercredi 20 décembre 2017

Cnnum : Les hommes sont devenus fous à lier

L' "affaire du Cnnum" qui a conduit à la démission de  Marie Ekeland et de quasi tous les membres est pathétique. On reprochait à une membre, Rokhaya Diallo; de ne pas être dans la ligne ?

Ils sont devenus fous ?

Une militante antiraciste, j'ai un a priori très favorable. Et même si je pourrais avoir des désaccords avec elle, c'est certainement quelqu'un avec qui j'aimerais prendre un verre et causer... de nos désaccords s'il y a lieu. Quand j'étais au Cnnum, j'ai toujours eu l'impression que je pouvais donner mon avis. Et certain.e.s avec qui j'ai eu les discussions les plus âpres sont devenus des ami.e.s. C'est comme cela qu'on progresse en sciences, et dans la vraie vie aussi.

Il ne faut pas céder à quelques ayatollahs qui décident ce que nous avons le droit de penser ou pas. Il faut redonner sa place à la tolérance.

Donc, Marie : j'ajoute mon petit soutien à tous ceux qui t'ont déjà été adressés.

Cnnum démissionnaire : itou.


mardi 12 décembre 2017

Ethical issues in data management

presented at Université Paris-Dauphine in the workshop "Social Responsibility
of Algorithms" (www.lamsade.dauphine.fr/sra2017)
organized by Alexis Tsoukias

Les données de l'éducation

Mon lycée.net

Serge Abiteboul

La question des données, de leur protection, est présente partout. On a toutefois l’impression que dans le domaine de l’éducation, elle est particulièrement sensible. Le ressentez-vous également et cela vous parait-il justifié ?

Le numérique produit de plus en plus de données, c’est une évidence. On est face à un phénomène d’accumulation et, simultanément, d’explosion des échanges de données. L’éducation n’échappe évidemment pas à un phénomène aussi massif.
La prolifération des données a fait émerger une notion importante qui est celle de données personnelles ou de données privées, c’est-à-dire de données qui concernent une personne en particulier. Personne n’est propriétaire des données qui le concernent mais chacun a des droits sur elles et en particulier sur leur utilisation. Ce qui compte c’est donc moins la donnée elle-même que ce qui en est fait, en particulier lorsqu’il s’agit de données personnelles.

En éducation, on peut faire toutes sortes de choses avec les données personnelles, des choses bonnes ou moins bonnes…

Tout à fait. On peut par exemple utiliser des données personnelles dans des logiciels pédagogiques performants qui sauront s’adapter à l’utilisateur parce qu’ils tiendront compte à la fois de ce qu’il ou elle a fait précédemment mais aussi de ce que d’autres ont fait avec le même logiciel. C’est une utilisation des données personnelles positive, même si elle est encore embryonnaire et que l’on n’en connait pas tous les effets. Ce qui serait négatif par contre, ce serait par exemple qu’une entreprise vende des données sur des lycéens ou des étudiants à des cabinets d’embauche qui les revendraient eux-mêmes à leurs entreprises clientes.
Il me semble que l’on pourrait retenir un principe très simple : que les données produites à l’intérieur du système éducatif national restent à l’intérieur de l’éducation nationale. Mais là encore il faut être prudent car même à l’intérieur du système, le risque existe de mauvaises utilisations. Par exemple, si on classe, si on étiquette les enfants et que l’on se sert de ces données pour les orienter, il y a un risque. Car dès lors qu’il existe des mesures, on va avoir tendance à leurs donner trop d’importance, à se cacher derrière elles. Or il faut toujours préférer le contact humain, une évaluation individuelle. Je dirais donc que l’extérieur de l’éducation nationale, c’est une zone interdite, une zone noire pour les données personnelles, mais à l’intérieur, c’est une zone grise, il faut rester vigilant.
Serge Abiteboul

Qu’avez-vous pensé de ce qui s’est passé avec APB qui est justement un système d’orientation exploitant des données scolaires personnelles ?

C’est un cas intéressant en effet. APB a été un progrès par rapport à ce qui se pratiquait avant. Il faut le rappeler. De plus, le recours au tirage aléatoire qui a été tant critiqué n’est pas la responsabilité du code mais de contraintes sur le système, de choix faits par des cadres de l’éducation nationale. Sur le plan informatique, je dirais que le code d’APB n’est pas terrible mais l’algorithme est bon. Ce qui est important, dans le cas d’APB comme en général, c’est que l’algorithme soit public, de façon à ce qu’il puisse être compris, discuté. Pour cette raison, il faut préférer les logiciels en Open Source quand on parle de décisions aussi importantes pour la vie de la cité.

L’autre problème auquel les responsables de l’éducation doivent faire face est celui de l’hébergement des données. Quelle est votre position sur cette question ?

Je dirais d’abord que l’hébergement dans le cloud est une avancée naturelle de l’informatique qui simplifie grandement la gestion des données. Mais quel cloud ?
Ce qui compte surtout ce n’est pas tant le lieu que les conditions d’utilisation. Le principe essentiel reste celui-ci : l’éducation nationale doit contrôler pleinement l’accès aux données et les mettre au service exclusif de l’éducation. Cette responsabilité est aussi bien-sûr celle des collectivités.
Ceci étant rappelé, en pratique, l’hébergement des données doit être négocié avec des industriels. C’est une question délicate. Pour cela, nous avons besoin de garanties. C’est une affaire de confiance et de rapport de force. Je préfèrerais que l’éducation nationale choisisse des industriels nationaux et européens avec lesquels il lui est plus facile de discuter d’égal à égal, plutôt que des entreprises nord-américaines comme les fameux GAFAM (Google Amazon Facebook Apple Microsoft) en lesquelles nous avons le droit d’avoir une confiance limitée et avec lesquelles le rapport de force n’est clairement pas en notre faveur.
La localisation des données est aussi importante : en Europe, elles dépendent de règlements européens beaucoup plus protecteurs. Et puis, nous avons d’excellentes entreprises françaises et européennes…
Serge Abiteboul
Je profite de l’occasion pour répéter l’importance considérable dans un monde numérique de l’enseignement de l’informatique depuis le primaire. La situation a évolué. Mais les cours sont donnés le plus souvent par des professeurs de mathématiques ou de technologie que l’on n’a pas pris le temps de former correctement – un enseignant d’informatique doit avoir en gros un niveau Bac+5, comme en mathématiques ou en histoire-géographie. La formation de ces enseignants en informatique est devenue le cœur du problème. Quand les élèves montent en compétence, ce qui est en train de se passer, ils doivent avoir en face d’eux de vrais professeurs d’informatique.
Et pour revenir sur notre sujet, nous devons aussi préparer tous nos élèves au monde numérique et par exemple, leur apprendre à protéger leurs données. L’éducation nationale doit être irréprochable dans ce domaine et leur donner un bon exemple.

Expo contre Mooc : les masses

Combien de visiteurs ?

Terra Data à La Cité des sciences : 145 000 visiteurs au 10 12 2017  en un peu plus de 8 mois d’exploitation
  • super pour un tel sujet !
Le Mooc Bador "Maitriser les Bases de Données Relationnelles" sur Fun : 16 780 en deux sessions
  • 50% des inscrits sont en France
  • les autres majoritairement du Maghreb et d'Afrique noire
  • 25% de femmes -- nous aimerions mieux faire, mais c'est déjà mieux qu'à la fac 
  • 51% ont un master ou plus
  • super pour un tel sujet !
 

jeudi 7 décembre 2017

Une nouvelle promotion d'académicien.ne.s des sciences

Ils sont à l'arrivée 18 dont 4 femmes. Cela ne mérite-t-il pas une écriture inclusive ? Elles sont quatre. Bravo Mesdames ! Aussi brillantes que vous soyez, vous rejoignez quelques points singuliers dans une foule masculine. Singulières.  Pourtant, pendant cette séance, on a senti souffler comme un soupçon de vent (une micro bise) féministe sur l'AS. Sans elle, ce n'est pas 4 mais 2 seulement que nous aurions élues !!! Cela aurait pu être pire. Devons-nous nous en réjouir ?

Même l'optimiste que je suis n'y croit pas. Je ne pense pas que l'institution saura se transformer de l'intérieur, ou alors cela prendra un temps infini (genre des dizaines d'années). Je pense que la pression devra venir de l'extérieur, de l'état, de la société. Ou alors, cette institution vénérable rejoindra dans le néant d'autres qui n'ont su se transformer.

Métier data scientist

Les vidéos des interventions de l’atelier Digit_Hum 2017 « Data deluge : Quelles compétences pour quelles données ? » sont désormais consultables à cette adresse : https://transfers.huma-num.fr/digithum/atelier/2017/ 
 
https://transfers.huma-num.fr/digithum/atelier/2017/2_abiteboul.php
 

mardi 5 décembre 2017

Privacy and Bigdata @ Sciences Po

Ce soir, je participe à une conférence sur IA, Big data et privacy avec Rand Hindi présenté par Hugo Ruggieri, c'est ce soir en salle Eugène d'Eichtal au 27 rue St Guillaume ! Vous ne pouvez pas vous déplacer ou vous n'avez pas de place ? Pas de souci, vous pouvez suivre la conférence en direct sur https://lnkd.in/gKUTZGg ! Et poser toutes vos questions sur sli.do #galatia !

jeudi 23 novembre 2017

Namur, Angers, Paris, Oxford et Versailles

Un peu oublié de causer dans ce blog...
  1. 10 oct, ESAIP, Ecole d'ingénieur, Angers : Le temps des Algorithmes
  2. 7 nov, Paris : keynote et panel au 50 ans d'Inria : Algorithmes, données et vie privée
  3. Issues in Ethical Data Management
    1. 9 oct., International Symposium on Principles and Practice of Declarative Programming, Namur
    2. 14 nov, Oxford : Computer science seminar  
    3. 21 nov, Versailles :keynote and panel au European Big Data Value Forum
Video in English on the topic from ETAPS: https://www.youtube.com/watch?v=a_RBsEWGAUM

Vidéo en français sur le sujet au 50 ans d'Inria (vers 4':30) : https://www.youtube.com/watch?v=NeCokuYDnAM

samedi 28 octobre 2017

Ecriture inclusive et académie

La sortie de l'Académie française contre l'écriture inclusive était sexiste et pathétique, profondément irritante de par son archaïsme.

Un article de Langue sauce piquante raconte assez bien avec des références utiles, et dit :

L’Académie est un astre mort, elle n’a heureusement plus de pouvoir de nuisance. Rappelons que la Révolution l’avait dissoute à juste titre, et que Napoléon l’a ressuscitée, comme beaucoup d’oripeaux de l’Ancien Régime. Rappelons aussi que son rôle prescrit par la monarchie était de publier une grammaire, ce qu’elle n’a jamais été capable de faire, et de renouveler son dictionnaire périodiquement, ce dont elle se montre incapable. La « Compagnie », c’est surtout celle des bras cassés.

A titre personnel, je ne suis pas un grand fan de l'écriture inclusive que je trouve un peu lourde. (C'est peut-être juste une question d'habitude ; on s'y fait). Mais il existe plein d'autres pistes que l'Académie française se garde bien de considérer comme la féminisation des noms de métiers. J'aime  ce qui commence à se faire dans le monde anglo-saxon. Par exemple, quand vous parlez d'un.e utilisateur.rice, un coup vous le conjuguez au masculin, un coup au féminin. Et j'adore la règle de proximité que l'académie a remplacée par la règle absurde "le masculin l'emporte sur le féminin" : Sarah et Jean sont des étudiants mais Jean et Sarah sont des étudiantes.

L'académie des Sciences, dont je fais partie, mérite aussi son lot de critiques :
  • peu de femmes, et incapacité à affronter ce problème. Êtes-vous sexistes messieurs les académicien.ne.s ?
  • peu de scientifiques des nouvelles sciences, comme l'informatique, les différentes disciplines défendant leur pré-carré.
  • peu de jeunes scientifiques à cause de la règle absurde que vous devenez académicien.ne à vie.
 Serge Abiteboul

Le monde numérique a vraiment besoin d'être inclusif à plusieurs titres (ref: https://cnnumerique.fr/inclusion toujours d'actualité), y compris de permettre à chacune et chacun de s'y sentir bien, avec fraternité, à égalité, en liberté. C'est pour ces raisons que la question du "genre" est essentielle pour binaire.

Les éditeurs 

jeudi 28 septembre 2017

mercredi 27 septembre 2017

Le bot qui murmurait à l'oreille de la vieille dame



Bêtises à Bloguer - Saison 1 Publié par Le Pommier, octobre 2018

Bêtises à Bloguer - Saison 2
https://abiteboul.com/Serge/Charlotte.epub

Charlotte et le pot de griottesen ligne ici (format epub)
Communiqué de presse

Quels livres de SF emporter avec soi cet été ? par France Culture.

Cécile Lestienne, directrice de la rédaction du magazine Pour la Science, conseille ce recueil de nouvelles considéré comme une sorte de "Black Mirror littéraire en bien moins noir" :
Dans ce recueil, Serge Abiteboul propose des nouvelles de science-fiction, mais qui ne sont pas dystopiques. C'est drôle, assez cocasse, et ce n'est pas loin dans l'avenir. Ça pourrait même ressembler un petit peu à ce que nous vivons aujourd'hui. La nouvelle qui a donné son nom au recueil est une conversation hallucinante entre une mamie, son petits fils et son chat, le chat étant un robot agent conversationnel qui se moque totalement de mourir. Il y a une autre nouvelle assez rigolote où l'on voit l'équipe de France de football, dans laquelle joue le petit-fils de Zinedine Zidane. Ça se passe en Corse, où les robots parlent corse couramment, et sont tous indépendantistes.
C'est un livre qui peut se lire juste comme un recueil de nouvelles. Mais il fait également réfléchir. Serge Abiteboul fait une sorte de petite chronique sur l'état de l'art du numérique, ce que c'est que les algorithmes d'intelligence artificielle, la gestion des données, les problèmes que posent les archives personnelles... C'est très facile à lire et c'est peut-être justement le moment de se poser la question : qu'est-ce qui nous plaît et ne nous plaît pas dans le monde numérique ?

Ma vie avec Fanny Ardant, assistante vocale, sur Uzbec&Rica

Avec Le bot qui murmurait à l’oreille de la vieille dame (Le Pommier 2018), Serge Abiteboul propose un recueil de nouvelles qui allient science et imagination. La rédaction d'Usbek & Rica, avec l'aide de sa stagiaire Emma Lizana, a décidé d’en publier quelques-unes, dont voici la première. 14/02/2019

Annonce dans Livre Hebdo

n° 1189 de juin 2018 de la parution en octobre de ce nouveau texte, un recueil de nouvelles de science-fiction :



Des versions préliminaires de certaines nouvelles sont parues sur Binaire
  1. Lune ma banlieue (sur binaire.blog.lemonde.fr)
  2. You are under arrest (sur binaire.blog.lemonde.fr)
  3. Qu'as-tu appris à l'école mon fils ?  (sur binaire.blog.lemonde.fr
Et aussi les 1er avril de Binaire

La radio parle du Bot 

Invité innovation de (la toujours géniale) Zoé Sfez sur Soft Power (France Culture) 

La presse écrite parle du Bot - merci 

Occitanie Tribune, octobre 2018 : • Quand la fiction permet de mettre à l’épreuve les fantasmes que suscitent les progrès de l’intelligence artificielle. • Par une plume aussi truculente que lucide.
Anthropotechnie (site internet) : http://www.anthropotechnie.com/serge-abitboul-variations-sur-un-monde-numerique/, 23 octobre 2018
Le Monde Libertaire, revue de presse, nov 2018 
Le Monde des Sciences, Science-fiction sauce numérique, David Larrousserie, janvier 2019
Blog Binaire, Le bot qui murmurait dans la tête d’un chercheur, Thierry Viéville, février 2019
Uzbek et Rica, Ma vie avec Fanny Ardant, assistante vocale, 15/02/2019
Interstice, Pour la plage, la montagne, la campagne… voire le bureau ou le labo ! Marie-Odile Cordier, 02/2019
Usbek et Rica, Que reste-t-il de nos amours numériques, 20/02/2019
Archivistes! Le coin lecture. Le bot... Charlotte Maday, No129, avril 2019

« Quand votre bot s’appelle Fanny et possède la belle voix grave de Fanny Ardant, et que vous voulez le déconnecter définitivement, activer le fameux code 777 suffit-il vraiment ? Pas facile de redevenir un Universel anonyme...Nouvelle après nouvelle, Serge Abiteboul explore ce que pourrait être notre vie future, entre objets hyperconnectés, greffes de cerveau artificiel et robots presque aussi insaisissables que certains de nos semblables…» L’auteur du recueil de nouvelles Le bot qui murmurait à l'oreille de la vieille dame, Serge Abitebou est chercheur à l’Inria, l’Institut national de recherche en informatique et en automatique. Care News, Cahiers de vacances sociaux et solidaires, juillet 2019.
 

Présentations publiques

Salon Primeve, Lyon, 23/02/2019


 



PAP 2017 et autres présentations en septembre


Conseil Général de l’Économie : Cyber-résiliance, avec Didier Remy, Inria, 9 septembre 2017

Ligue des Droits de l'Homme : Présentation sur Big data, Algorithmes, Intelligence artificielle, c’est quoi ? à la réunion sur Big data, algorithmes et risques de discriminations, l’exemple de l’assurance, LDH, rue Marcadet, Paris, 17 septembre 2017

PAP 2017 Conférence invitée sur Personal Knowledge Management Systems à la 1st International Workshop on Personal Analytics and Privacy (In conjunction with ECML PKDD 2017), Skopje, Macedonia, Monday 18t Septembre 2017 

Conseil scientifique de l'INS2I : L'éthique des algorithmes, 25 septembre 2017

Centre de recherche de l'école des officiers de la gendarmerie nationale : présentation Quel monde construire ? sur aux Ateliers « Algorithmes prédictifs : quels enjeux éthiques et juridiques ? », École Militaire, mardi 26 septembre 2017