jeudi 11 juillet 2019

Jasmine et les robots coiffeurs


[Tous les vendredis de juillet et août, une nouvelle sur ce blog.]
J’ai ma piscine municipale parisienne favorite, Paul Valeyre, rue Rochechouart. Les nageurs n’y sont pas moins nombreux qu’ailleurs, ni plus polis d’ailleurs. Pourquoi je l’ai choisie ? Peut-être pour les rencontres extra­ordinaires qu’on y fait.
Dimanche dernier, j’y suis allé de bonne heure. Après mon kilomètre pépère, je jouissais de ma douche très chaude en écoutant distraitement le papotage d’un couple. Dans les piscines parisiennes, les nageurs se parlent facilement. Parce qu’ils trempent dans la même eau froide et chlorée ?
Un jeune  homme déclarait son admiration à une dame plus âgée que lui : « je trouve ce que vous faites véritablement extraordinaire. Cela m’impressionne tellement. Comment y arrivez-vous ? » Elle répondait avec beaucoup de modestie.
Le bruit des douches couvrait en partie les mots. Ce que j’ai cru comprendre : « cela » transformerait tous les salons de coiffure ; le patron d’une grande chaine de ces salons – dont je tairai le nom pour éviter d’être accusé de faire sponsoriser mes nouvelles – allait présenter « cela » sur son stand au Mondial de la Coiffure.
En journaliste consciencieux, je suis arrivé à voler des photos de la dame avec mon téléphone pendant qu’elle se faisait sécher les cheveux. La retrouver sur le web a été plus compliqué que prévu. Les logiciels de reconnaissances de visage ne sont pas si efficaces et ce n’est pas simple de retrouver un visage sur la masse du web. J’y suis arrivé !
Jasmine Desprès, professeure à Sorbonne Université, est également pédégère d’une start-up de robotique. Un article du Point raconte les réussites de ses robots "bineurs". Vous en posez quelques-uns dans un champ dont ils ont les coordonnées et vous les laissez se débrouiller. Vous recevez un SMS quand le boulot est fini ; ils n’oublient pas le moindre brin de mauvaise herbe. Premier prix à la Fête de l’asperge de Pontonx-sur-l’Adour, Médaille de Bronze au Concours Lépine. Les sentiers de la gloire. L’article conclut en parlant d’un projet secret de Jasmine Desprès.    
Qu’est-ce qui pourrait intéresser le patron d’une grande chaine de salons de coiffure ? J’ai immédiatement pensé à un robot-coiffeur. Recherche sur le web. Le « Head Care Robot » sait déjà faire des shampooings et masser le cuir chevelu. Je suis aussi tombé sur une vidéo où un robot d’Intelligent Automation rasait (très mal) un client visiblement inquiet. Jasmine Desprès et sa bande auraient réussi à construire un robot-coiffeur efficace ? Le Mondial de la coiffure, c’est mi-septembre. Je dois absolument sortir le scoop avant…
J’ai activé mes contacts dans le monde de l’informatique, des chercheurs, des startupers, des investisseurs en capital-risque. Quinze ans que je couvre ce monde-là. J’en connais un bout. Pourtant, je n’ai rien pu glaner. En désespoir de cause, j’ai envoyé un courriel à la responsable comm de la start-up, et je l’ai appelée. Rien. Ils sont encore en mode furtif ou ils ont déjà une exclu avec un journaliste mieux placé que moi. Je m’en fous, j’ai un scoop et je ne vais pas m’assoir dessus.
Je suis retourné le dimanche suivant à Paul Valeyre, à la même heure, dans l’espoir de retrouver Jasmine Desprès. Coup de chance, ses passages à la piscine sont réguliers et elle était là. J’ai osé l’abordage :
  • Excusez ma curiosité mais la semaine dernière je vous ai entendu parler avec un nageur que vous impressionniez énormément. Je me suis demandé qu’est-ce qu’il trouvait de si extraordinaire dans ce que vous faites ?
Elle a mis quelques instants à comprendre ma question, à se projeter sept jours en arrière :
  • Ah oui ! Pendant ma douche froide… Il ne comprend pas comment je fais pour entrer dans une eau aussi glacée. Je suis intarissable sur le sujet : une douche froide raffermit la peau ; elle renforce le système immunitaire et facilite la circulation du sang. Le coup de fouet qu’elle donne à tout l’organisme est un remède contre le stress et la dépression. Et on finit pour s’y faire. Ce n’est pas si difficile que ça.  
  • Une douche froide… J’avais imaginé autre chose. Je vous ai entendu parler du Mondial de la Coiffure.
Elle ne s’offusque pas de mon indiscrétion et me répond :
  • La douche froide participe à la santé des cheveux, aide à lutter contre les pellicules et freine la chute des cheveux. J’essayais de convaincre José d’introduire la douche froide dans ses salons pour conclure le shampouinage.
Mon « enquête » prenait une douche glacée. J’ai tenté une dernière question :
  • Mais votre start-up a un projet secret. Je pensais que c’était de cela dont le monsieur vous parlait.
  • Ah, je vois. C’est vous qui enquêtez si peu discrètement sur nous. Vous auriez dû m’appeler.
  • J’ai appelé votre Dir comm.
  • Elle marche dans le Sahara... Nous n’avons pas de secret. Nous avons travaillé sur un robot de cuisine, le robot-toaster. Il grille le pain et beurre les tartines. Mais cela n’intéresse pas les VC alors nous allons passer à autre chose.
  • J’avais compris que vous bossiez sur un robot-coiffeur…
  • Un robot-coiffeur ? Qui voudrait se faire couper les tiffes par un robot ? Comment se tiendrait-on au courant des potins du quartier ?
Comme je suis têtu, j’ai continué mes recherches sur les robots-coiffeurs. On m’a parlé de roboticiens de Sorbonne Université qui venaient de lancer une startup, « Kuptiffes ». J’ai aussi appris qu’un certain Astro Kuptiffes s’était inscrit aux futurs Championnats de France de coiffure à Rennes. Astro, le robot ?
On rencontre des gens extraordinaires dans ma piscine, des dames qui fabriquent des robots-toasters et se douchent à l’eau glacée, par exemple. Je ne désespère pas d'y rencontrer un jour une conceptrice de robot-coiffeur.

[ Bêtises à Bloguer - Saison 2 ] 
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jeudi 4 juillet 2019

Les fleurs artificielles du mal

[Tous les vendredis de juillet et août, une nouvelle sur ce blog.]

Il commettait ses meurtres dans un tout petit périmètre du 1ème arrondissement, empoisonnant, étranglant, poignardant, tabassant à mort, sans discrimination, des femmes, des hommes, des vieux, des gosses. Il signait ses crimes d’un simple tag : « Avec les compliments d’Elliot ».
Une rumeur a commencé à se répandre : Elliot était en fait un groupe de terroristes, peut-être des islamistes. Le Porte-Parole de la Présidente de la République a laissé entendre que cela pourrait être des Gilets Jaunes radicalisés. Pour calmer le jeu, la Commissaire Conchita Doyle, en charge de l’enquête, a déclaré sur FR3 : en l’absence d’ « Allahu akbar ! », foutez-moi tranquille avec la thèse terroriste !
L’angoisse des habitants du quartier a culminé ce beau jour de printemps où Elliot a été admis dans le club très exclusif des serial killers avec plus de 7 meurtres au compteur.
Et puis le présentateur du JT de France 3 a reçu un drôle de courriel : « Monsieur, je suis Elliot. Je pourrais être une femme, un transgenre, un non-binaire... En fait, il se trouve que non. Je suis un robot. J’ai été programmé pour démontrer qu’un robot pouvait faire le mal aussi bien que les humains, mieux que les plus grands psychopathes. Je suis dans la lignée des Deep Blue, AlphaGo et Watson, des logiciels qui ont battu les humains dans des branches de l’intelligence. J’ai accompli tous ces meurtres, seul, sans l’aide d’aucun humain. Je suis Elliot, le robot psychopathe. Je suis l’intelligence artificielle du mal. »
La psychopathie est définie comme un trouble de la personnalité. Comme un robot n’est pas une personne, on voit mal ce que ça veut dire un robot psychopathe. On ne peut reprocher à un robot d’avoir un comportement inhumain ou de manquer de remords : il n’est pas humain et réalise le programme que les humains lui ont imposé. Pourtant, les meurtres en séries caractérisent bien le comportement antisocial d’un psychopathe. Allez comprendre !
Pourrait-on programmer un robot pour en faire un tueur en série ? Oui. Un informaticien psychopathe pourrait s’amuser à cela. Plus simple, un robot pourrait apprendre par inadvertance un comportement psychopathe en se « nourrissant » de comportements humains irresponsables, déments, sadiques. Il apprendrait « naturellement » à reproduire de tels comportements. Pour être précis, il ne serait pas psychopathe, il simulerait la psychopathie. Notez que cela ne ferait pas une grande différence pour ses victimes.
Des journalistes ont expliqué que, dans cette série de crimes, tout dénonçait une intelligence artificielle. Ils ont même trouvé avec difficulté quelques pseudo-spécialistes pour l’affirmer. Les informaticiens étaient pourtant dubitatifs : un robot pourrait être l’auxiliaire d’un meurtrier, mais réaliser seul de tels meurtres de manière autonome, en réaliser sept sans se faire repérer ? Non. Selon eux, la technique était bien loin d’être capable de ça.
Conchita Doyle poursuivait imperturbablement son enquête, organisant le boulot de recueil d’indices, d’observations des caméras de surveillance, d’interrogations des témoins, de vérifications des alibis... Tous les Elliot de Paris intramuros furent interrogés, ceux de banlieue aussi. Un travail long et fastidieux. La piste de l’assassin en silicone a aussi été considérée. Sans succès.
Et puis, Elliot s’est arrêté de tuer sans la moindre explication. L’équipe de Conchita Doyle a fondu au fil des ans. Dans la population, les angoisses du robot assassin n’ont pourtant jamais disparu.  
Lundi prochain, Conchita atteinte par la limite d’âge sera rayée des cadres. Elle a promis de vider, avant de partir, les deux armoires où s’entassent de vieux dossiers sur les crimes d’Elliot. Elle tombe sur une note d’un stagiaire : « les meurtres semblent s’aligner sur un parcours de distribution de courrier de la Poste de la rue des Capucines. » Le stagiaire a bien fait son travail ; il a joint à sa note, un plan des parcours de distribution de ce bureau de poste avec des marques sur les emplacements des meurtres d’Elliot. Pourquoi sa note n’est-elle pas arrivée jusqu’à Conchita ? Quelqu’un a dû suivre cette piste. Ou pas…
Par acquis de conscience, Conchita décide de fouiller du côté du robot-facteur qui était en charge de la zone.  Un robot psychopathe ? Les technophobes avaient raison ?
Après vérification, les meurtres d’Elliot ont eu lieu avant l’introduction des robots-facteurs. Elle passe des coups de fil une partie de l’après-midi pour retrouver l’information : deux facteurs se partageaient la zone, Émile Lyautey et Aïcha Amar.
Bon sang mais c’est bien sûr. Le gagnant est… juste un con d’humain, É. Lyautey, devenu célèbre sous le nom d’Elliot.
Conchita n’aura pas le plaisir de l’arrêter, de l’interroger. Elliot est déjà derrière les barreaux, enfermé au Centre Hospitalier Saint-Anne, sans doute pour toujours. Sa dinguerie : il est convaincu d’être un robot.  
Le commentaire du chef de service : la santé mentale de M. Lyautey s’est beaucoup détériorée ces dernières années et il s’est enfermé de plus en plus dans son monde de robot. Mais il a été remarquablement intelligent et parfaitement capable d’avoir mis au point ces meurtres.
La conclusion de Conchita : il est temps de prendre ma retraite avant qu’un robot ne s’amuse à faire mieux qu’Elliot.

[ Bêtises à Bloguer - Saison 2 ]

mercredi 3 juillet 2019

Audition au sénat

sur la souveraineté numérique - avec Frédéric Potier et Benoit Loutrel

Bêtises à bloguer (Saison 2)

J'ai publié l'été dernier sur ce blog, Bêtises à bloguer, une série de nouvelles qui a été publiée au Pommier en Automne sous le titre "Le bot qui murmurait à l'oreille de la vieille dame". 

Retour cet été avec la Saison 2 : une nouvelle tous les vendredi à partir du 5 juillet.

Stay tuned !


lundi 1 juillet 2019

Soft Power, France Culture

Invité innovation de (trop la géniale) Zoé Sfez 30 Juin, 20:00, A propos du Bot qui murmurait à l'oreille de la vieille dame Les robots, les algorithmes, les données... et nous - avec Serge Abiteboul

jeudi 27 juin 2019

CNCDH et CNAM


Auditionné le 26 juin à la CNCDH : Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme sur Contenus haineux sur les plateformes

Participation à un panel à : Les enjeux de la transition numérique et les priorités pour la recherche en agronomie, environnement, alimentation et sciences vétérinaires à l’horizon 2040 », 27 juin, CNAM

samedi 22 juin 2019

20 ans dans la matrice

mercredi 19 juin 2019

La Cybersécurité au Sénat

Participation (passive) à un petit-déjeuner au Restaurant du Sénat le 19 juin
organisé par l'OPECST / Académie des sciences / Académie de médecine.

lundi 17 juin 2019

Bientôt à la radio

Vendredi 21 juin : France culture, la Méthode scientifique; 1600-17:00

Dimanche 30 juin : France culture, Soft power

Participation au Forum de Genshagen

Forum de Genshagen pour le dialogue européen: « Numérique ‹ made in Europe › : maintenant ou jamais? »
13.06.2019 - 14.06.2019

Atelier : le pouvoir de la régulation : clé de la stratégie numérique eutopéenne

Panel : restitution des ateliers 

samedi 1 juin 2019

Michel Serres est mort

Tristesse de ne plus entendre sa voix.
Je l'avais interviewé avec Gilles Dowek : Les mutations du cognitif

mercredi 22 mai 2019

Keynote à la réunion Orange Experts

à l'invitation d'Emmanuel Bertin, d'Orange

Ethical data management

lundi 13 mai 2019

Les sciences questionnées par le numérique

3ème Colloque POLÉTHIS – Données massives en recherche : Reconfiguration du paysage de la recherche : enjeux éthiques et scientifiques – 15 mai 2019 – Paris
Mercredi 15 mai 2019 — 9h15-17h30
Auditorium de l’Institut Imagine
Institut Imagine
24, boulevard du Montparnasse, 75015 Paris

Rapport de la mission de régulation des réseaux sociaux

Publication de ce rapport auquel j'ai participé : Créer un cadre français de responsabilisation des réseaux sociaux : agir en France avec une ambition européenne

mardi 7 mai 2019

Réinventons la ville connectée

La gestion d'une ville est d'abord une question d'échange d'information. Pour qu'un jardinier opère sur un parterre de fleurs devant la médiathèque, il faut planifier son travail : quelles fleurs y a-t-on plantées, quand a eu lieu la dernière intervention, que prévoit la météo, etc. Toutes ces informations sont disponibles aujourd'hui numériquement. Le coeur du réacteur de la smart city, c'est donc la collecte, l'échange et l'analyse de données produites par la ville, le big data à son service. Certaines villes récentes sont d'ailleurs conçues pour être connectées, telle Songdo, en Corée du Sud.
Prenons le transport urbain. Une ville reçoit des données des sociétés de transport public, des entreprises de voitures de transport avec chauffeur (VTC), des gestionnaires de parking... À partir de ces données, elle peut participer à la mise en place d'une application pour smartphone afin de faciliter le déplacement multimodal (transports publics, vélo et autopartage...) des citoyens, décourageant l'usage de la voiture individuelle au profit de moyens de locomotion moins polluants. Nous pourrions multiplier les exemples dans de nombreux domaines, comme la planification urbaine, les travaux publics, la sécurité avec la police ou les pompiers, les services sociaux, culturels, ou l'énergie.
Si elle peut être plus efficiente, économe financièrement, la ville connectée questionne d'un point de vue politique. Les entreprises privées positionnées sur ce marché tendent à vouloir se substituer aux acteurs publics dans des fonctions qui étaient historiquement du ressort de ces derniers. Les arguments avancés pour le justifier sont multiples : des collectivités territoriales aux ressources insuffisantes, l'idéologie selon laquelle une gestion privée serait nécessairement moins coûteuse, ou encore le manque de compétences de certains responsables municipaux. Pourtant, la numérisation de la ville ne doit pas être l'occasion d'une perte du contrôle des politiques. La ville est, et doit rester, d'abord au service de ses citoyens.
Car les conséquences peuvent être lourdes. Les citoyens les plus démunis sont typiquement peu « rentables » financièrement et souvent ignorés de la smart city. Par exemple, ils peuvent avoir des difficultés à faire des demandes en ligne de prestations ou de services sociaux ; ils doivent être accompagnés et formés au numérique. Cependant, certaines initiatives mettent l'agilité de la ville au service des plus fragiles - le site Faciligo par exemple met en relation des personnes à mobilité réduite et d'autres voyageurs pour que ces derniers les accompagnent, moyennant une modeste rémunération.
Un autre risque de la smart city est de nous transformer en consommateurs amorphes de services municipaux numériques de plus en plus performants. Nous pouvons ainsi devenir passifs. Pourquoi trier nos déchets si le service municipal est si efficace ? Pourquoi nous intéresser même à ce sujet ? En général, pourquoi ne pas laisser les services numériques décider pour nous ?
Pourtant, la participation de chacun est indispensable pour maîtriser toute la complexité d'une ville moderne et gérer sa croissance, de possibles flux migratoires, la pollution... Dans certaines communes par exemple, les citoyens signalent sur un site web les revêtements de chaussée détériorés, afin qu'ils soient réparés. En Inde, pour lutter contre la corruption, le projet I Paid A Bribe, de l'organisation Janaagraha, encourage les citoyens à dénoncer sur Internet les pots-de-vin qu'ils ont payés.
La ville utilise trop peu les possibilités qui, au temps des algorithmes, lui sont offertes. Cette inadaptation des institutions à l'avancée des techniques participe à leur obsolescence et, au-delà, à la défiance grandissante des citoyens à leur égard. La cité doit mieux informer ses citoyens, notamment par l'ouverture de ses données. Ces derniers doivent également mieux participer à la conception de la ville, aux prises de décisions. À nous de réinventer la ville agile et connectée de demain pour en faire un lieu plus humain, plus inclusif, plus durable : une véritable cité.

Cet article est paru dans Le magazine La Recherche, N°540 • octobre 2018
ChroniqueLaRecherche  
 

France Culture, Les chemins de la philo

avec Aurelie Jean

Les algorithmes envahissent tous les domaines : marché de l'emploi, Facebook, Google... Sont-ils dangereux ? Vont-ils remplacer l'humain ? Tomberons-nous bientôt amoureux d'une intelligence artificielle ?
Image du film "Ex machina" de Alex Garland, 2014
Image du film "Ex machina" de Alex Garland, 2014 Crédits : Universal Pictures International France
Les algorithmes ont mauvaise presse : ils nous influencent, nous manipulent et nous prédisent le pire... Les algorithmes sont-ils à notre image ? Ou nous dominent-ils déjà ?
Que se passerait-il si, au lieu de parler à leur place, on leur donnait la parole ? Auraient-ils un avis, une opinion, une vision du monde indépendante de celle qu'on leur inculque ? Ont-ils, comme nous, un coeur ?

Les invités du jour :

  • Aurélie Jean, Ph.D., docteure en sciences des matériaux et en mécanique numérique, fondatrice et dirigeante de la société In Silico Veritas spécialisée en algorithmique et en modélisation numérique
  • Serge Abiteboul, chercheur à Inria, Institut national de recherche en sciences du numérique, et Membre du Collège de l'Arcep, Autorité de régulation des communications électroniques et des postes
Textes lus par Hélène Lausseur :
  • Extrait de L'Essayeur de Galilée, éditions Les Belles Lettres, 1623
  • Extrait de Algorithmes : la bombe à retardement de Cathy O'Neil, éditions Les Arènes, 2016
Sons diffusés :
  • En début d'émission, un extrait du film Her de Spike Jonze, 2014
  • Chanson de Queen, Somebody To Love
  • Musique de Labelle, Stase, différence et répétition
  • Archive sur le recrutement prédictif, dans Comme un bruit qui court, France Inter, 13/01/2018
  • Chanson de fin : The Jam, Away From The Numbers

samedi 4 mai 2019

Le bot chez Usbek & Rica

Envie de tester le futur en vrai ? Rendez-vous sur le shop d’Usbek & Rica, où vous trouverez le meilleur du monde de demain : objets du futur, mooc's, places pour des conférences, films, livres… Le modèle est simple : plus vous participez sur notre site (likes, partages, prédictions, etc.) et plus vous gagnez des « usbeks », une monnaie à dépenser dans notre boutique en ligne. Parmi les nouveautés disponibles dans le shop cette semaine : des baskets en laine recyclée, le recueil de nouvelles Le bot qui murmurait à l'oreille de la vieille dame et une semaine d'accès à des documentaires d'auteurs.

vendredi 26 avril 2019

Foundations of Databases et Hacker News




Hackers news nous a placé premiers pour Foundations of Databases. Je ne pense pas que le livre passionne les hackers, donc il y a un loup. En tous cas, c'est drôle...

Divers

Happy Birthday Alice



The party happened in Lisbon on March 25th 2019.