jeudi 28 septembre 2017

mercredi 27 septembre 2017

Bêtises à Bloguer

Les Bêtises à bloguer vont paraître aux éditions Le Pommier. Je suis en train de les réécrire. Sauf celles parues sur Binaire, elles ne sont donc plus disponibles. Stay tuned !

  1. Fanny Ardant et moi
  2. Que reste-t-il de nos amours ?
  3. Gare au gorille
  4. Marinella
  5. Cette année-là  
  6. Lune ma banlieue (sur binaire.blog.lemonde.fr)
  7. Il pleut sur Knokke-le-Zoute
  8. You are under arrest (sur binaire.blog.lemonde.fr)
  9. Les sabots d'Hélène 
  10. Qu'as-tu appris à l'école mon fils ?  (sur binaire.blog.lemonde.fr
  11. Les gens du Nord
  12. Ah, le petit vin blanc
  13. Je ne veux pas travailler
  14. Amsterdam  
  15. Plus bleu que tes yeux
Et aussi les 1er avril de Binaire
Si vous appréciez ces textes, n'oubliez pas de les partager
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PAP 2017 et autres présentations en septembre


Conseil Général de l’Économie : Cyber-résiliance, avec Didier Remy, Inria, 9 septembre 2017

Ligue des Droits de l'Homme : Présentation sur Big data, Algorithmes, Intelligence artificielle, c’est quoi ? à la réunion sur Big data, algorithmes et risques de discriminations, l’exemple de l’assurance, LDH, rue Marcadet, Paris, 17 septembre 2017

PAP 2017 Conférence invitée sur Personal Knowledge Management Systems à la 1st International Workshop on Personal Analytics and Privacy (In conjunction with ECML PKDD 2017), Skopje, Macedonia, Monday 18t Septembre 2017 

Conseil scientifique de l'INS2I : L'éthique des algorithmes, 25 septembre 2017

Centre de recherche de l'école des officiers de la gendarmerie nationale : présentation Quel monde construire ? sur aux Ateliers « Algorithmes prédictifs : quels enjeux éthiques et juridiques ? », École Militaire, mardi 26 septembre 2017







   

samedi 23 septembre 2017

Adieu Maurice

Deux géants de l’informatique :
Maurice Nivat (à droite) et David Harel,
lors d’un interview de David pour le blog Binaire, CC S. Abiteboul

J’étais doctorant aux Etats-Unis quand j’ai rencontré Maurice Nivat pour la première fois. C’était à Santa Barbara, en 1979 je crois, pour un séminaire sur la théorie des langages, alors la branche peut-être la plus active de l’informatique théorique. Il y avait quelque chose de surréaliste à croiser dans les couloirs des Euler,  des Newton, des Poincaré des temps présents : Jeff Ullman, Sheila Greibach et… Maurice Nivat, les pionniers de la théorie des langages et des automates. Assis au fond de la salle, ses questions pointues pouvaient terroriser certains conférenciers. Fumer une cigarette en discutant avec lui dans un des salons de l’hôtel a été pour moi un grand moment.

Maurice a participé à la construction de la communauté de recherche européenne en informatique. Il est le père du domaine en France, en particulier, pour ce qui est de la théorie. On a parfois reproché à l’informatique théorique française d’avoir été trop tournée sur elle même, sur ses sujets phares. Ce n’est pas la faute de Maurice. Quand je suis rentré des US dans les années 80, je travaillais sur la théorie des bases de données. Le sujet l’intéressait et nous avons organisé avec lui et Georges Gardarin un séminaire essentiellement pour attirer certains de ses anciens étudiants vers ce nouveau domaine. Il ne se contentait pas de labourer son territoire de confort.

J’ai plus tard côtoyé le Maurice « militant de l’enseignement de l’informatique ». Je suis tombé sur le sujet par hasard, parce qu’il fallait un académicien dans un comité. Maurice m’a rapidement contaminé – il savait être terriblement convaincant. Nous avons travaillé d’arrache-pied avec d’autres comme Gilles Dowek et Gérard Berry, sur des textes, dans des groupes comme le K12. Que de discussions acharnées, de moments de découragement, d’engueulades parfois, et le bonheur de voir émerger une pensée collective, de voir ces idées progresser dans la société.

Plus récemment, j’ai la chance de pouvoir dire qu’il était devenu un ami. Je n’oublierai jamais par exemple cette discussion devant une bière, dans un café près de la Gare du Nord, où nous avons parlé de tout, de son travail associatif pour la sauvegarde du patrimoine rural, de la vie, de la religion… Et comment oublier les moments dans sa maison d’Attainville, parfois avec son épouse, Paule, autour de thés ? La maladie commençait son travail de sape.

Ce que je retiens surtout de Maurice : l’intensité dans la recherche, dans la vie, dans son humanisme intransigeant, en tout.

Adieu Maurice. Tu vas manquer.

samedi 9 septembre 2017

Data, responsibly à Gênes

Summer school on Extending Database Technology, Genova, September 2017

Data Responsibly, Serge Abiteboul, Inria, and Julia Stoyanovich, Drexel University