lundi 16 avril 2018
Ethical data management @ CIA
16 April 2018: Keynote on Ethical data management at the International Conference on Data Engineering, CNAM, Paris, Context in Analytics Workshop
mercredi 4 avril 2018
La chasse aux bobards
« Exigeons que les informations publiées soient accompagnées de métadonnées »
Dans
cette chronique, le chercheur en informatique Serge Abitboul, déplorant
la viralité des « bobards » sur la Toile, milite pour que soit attaché à
chaque information circulant sur le Web une origine.
LE MONDE
économie |
dimanche 18 mars 2018
mardi 13 mars 2018
Agenda
28 février : audition au sénat pour la loi sur la protection des données personnelles
1 mars : conseil stratégique de la Fondation Blaise Pascal à Lyon
10 mars : panel aux 3èmes états généraux du numérique du Parti communiste
13 mars : participation au coding apéro à l'assemblée nationale
17 mars : conférence au Salon du livre
24 mars : panel à l'Université de la Paix à la Cité internationale de Paris
29 mars : jury du prix étudiant de la Fondation Sopra Steria
1 mars : conseil stratégique de la Fondation Blaise Pascal à Lyon
10 mars : panel aux 3èmes états généraux du numérique du Parti communiste
13 mars : participation au coding apéro à l'assemblée nationale
17 mars : conférence au Salon du livre
24 mars : panel à l'Université de la Paix à la Cité internationale de Paris
29 mars : jury du prix étudiant de la Fondation Sopra Steria
5 Avril : Séminaire au Laboratoire Informatique de Grenoble "Regards sur le futur de l'informatique"
- vidéo
- présentation sur Ethical Issues in Data Management

vendredi 26 janvier 2018
Le temps des Algorithmes : Prix La Science se livre 2018
17e édition des prix La Science se livre
Dans le cadre de La Science se livre,
manifestation destinée à valoriser la culture scientifique, le
Département des Hauts-de-Seine remet deux prix littéraires (adultes et adolescents) en
partenariat avec l'association BiB 92, réseau de lecture publique des
Hauts-de-Seine, et la Bibliothèque Nationale de France. Ils récompensent
chaque année des ouvrages scientifiques destinés au grand public. Deux
ouvrages ont été primés pour l'originalité des sujets abordés, la
rigueur scientifique de leur contenu, et les qualités de transmission
des connaissances au public.
À la clé : une dotation du Département de 3 500 euros pour
chaque prix, afin d'encourager les auteurs dans leurs démarches de
vulgarisation scientifique, et un soutien à la diffusion par le
Département des Hauts-de-Seine dans les bibliothèques et médiathèques,
ainsi que dans les collèges alto-séquanais.
Le temps des algorithmes - Serge Abiteboul et Gilles Dowek - Éditions Le Pommier
Sur le site des Hauts-de-Seine
Le lauréat 2018, Prix La Science se livre catégorie "adultes" :
Le temps des algorithmes - Serge Abiteboul et Gilles Dowek - Éditions Le Pommier
Sur le site des Hauts-de-Seine
IA, numérique: quelle école ?
IA, numérique: quelle école pour préparer aux mutations profondes et rapides du travail?
Jeudi 25 janvier 2018 de 17H30 à 20H
Grande salle des séances
A l’Institut de France – 23, quai de Conti, Paris 6e
...17H40-18H35 Table-ronde modérée par David GROISON, Rédacteur en chef de Phosphore magazine et Directeur des publics +12 ans Bayard Jeunesse
- Laurent ALEXANDRE, essayiste (« La guerre des intelligences » Ed. JC Lattès) et cofondateur du site Doctissimo
- David BESSIS, Fondateur & Président de Tinyclues
- Marie-Claire CARRERE-GEE, Présidente du Conseil d’Orientation pour l’Emploi
- Alexandre PHAM, co-Président d’Alphyr, membre du comité directeur de CroissancePlus
- Laurent STEFANI, Directeur général, Intelligence Artificielle d’Accenture
...
Je n'avais jamais été Grand Témoin et je ne sais toujours pas trop ce qu'on attendait de moi.
J'avoue que je me suis trouvé très en décalage avec la Table-ronde sur un sujet : l'enseignement de l'informatique. Vision très française tournée vers l'apprentissage du code seulement pour les futurs développeurs. On est vraiment à l'ouest : c'est l'informatique en général, notamment le code mais aussi d'autres choses comme la pensée informatique qu'il faut apprendre à tous et pas seulement aux enfants des milieux favorisés, ou aux futurs développeurs. Je me suis trouvé à être un trublion en défendant un point de vue assez général dans certains pays développés, et encore plus dans des pays en développements.
mardi 16 janvier 2018
@ L'Arcep
Le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, a nommé le 12 janvier 2018, Serge ABITEBOUL comme membre du collège de l’Arcep à compter du 15 janvier 2018.
Directeur de recherche en informatique à l’Ecole Normale Supérieure de Paris et à Inria (Institut National de Recherche en Informatique et Automatique), Serge ABITEBOUL est titulaire d’un doctorat de l'Université de Californie du Sud, et d’une thèse d'État de l'Université de Paris-Sud. Ses travaux sur les données, la gestion de l’information et des connaissances - notamment sur internet -, et ses théories sur les bases de données, l’ont conduit à être désigné membre de l'Académie des sciences en 2008, et de l'académie Europae en 2011.
Il a aussi été Maître de conférences à l'École polytechnique, et professeur invité à Stanford et Oxford University. En 2011, il est désigné titulaire de la Chaire Informatique et science numérique au Collège de France. En 2013, il rejoint le Conseil national du numérique, présidé par Benoît Thieulin, et prend la même année la présidence du Conseil scientifique de la Société d'Informatique de France. Depuis 2017, il préside le Conseil Stratégique de la Fondation Blaise Pascal.
Auteur de nombreuses publications sur la donnée, les algorithmes, mais aussi de romans, Serge ABITEBOUL est éditeur et fondateur du Blog binaire. Il a été commissaire de l'exposition Terra Data à la Cité des sciences et de l'industrie en 2017 et 2018.
Serge ABITEBOUL succède à Jacques STERN dont le mandat de membre du collège de l'Arcep est arrivé à son terme. L’Arcep salue la contribution précieuse de Jacques STERN aux travaux de l’Autorité.
mardi 9 janvier 2018
L'expo Terra Data a fermé
Le chiffre officiel de la fréquentation : 164 000 visiteurs.
Bravo Françoise Vallas et Pierre Duconseille, les deux Commissaires d'Expo.
J'ai pris énormément de plaisir, comme Commissaire scientifique, à bosser pour eux.
Bravo Françoise Vallas et Pierre Duconseille, les deux Commissaires d'Expo.
J'ai pris énormément de plaisir, comme Commissaire scientifique, à bosser pour eux.
mardi 2 janvier 2018
lundi 1 janvier 2018
mercredi 20 décembre 2017
Cnnum : Les hommes sont devenus fous à lier
L' "affaire du Cnnum" qui a conduit à la démission de Marie Ekeland et de quasi tous les membres est pathétique. On reprochait à une membre, Rokhaya Diallo; de ne pas être dans la ligne ?
Ils sont devenus fous ?
Une militante antiraciste, j'ai un a priori très favorable. Et même si je pourrais avoir des désaccords avec elle, c'est certainement quelqu'un avec qui j'aimerais prendre un verre et causer... de nos désaccords s'il y a lieu. Quand j'étais au Cnnum, j'ai toujours eu l'impression que je pouvais donner mon avis. Et certain.e.s avec qui j'ai eu les discussions les plus âpres sont devenus des ami.e.s. C'est comme cela qu'on progresse en sciences, et dans la vraie vie aussi.
Il ne faut pas céder à quelques ayatollahs qui décident ce que nous avons le droit de penser ou pas. Il faut redonner sa place à la tolérance.
Donc, Marie : j'ajoute mon petit soutien à tous ceux qui t'ont déjà été adressés.
Cnnum démissionnaire : itou.
Ils sont devenus fous ?
Une militante antiraciste, j'ai un a priori très favorable. Et même si je pourrais avoir des désaccords avec elle, c'est certainement quelqu'un avec qui j'aimerais prendre un verre et causer... de nos désaccords s'il y a lieu. Quand j'étais au Cnnum, j'ai toujours eu l'impression que je pouvais donner mon avis. Et certain.e.s avec qui j'ai eu les discussions les plus âpres sont devenus des ami.e.s. C'est comme cela qu'on progresse en sciences, et dans la vraie vie aussi.
Il ne faut pas céder à quelques ayatollahs qui décident ce que nous avons le droit de penser ou pas. Il faut redonner sa place à la tolérance.
Donc, Marie : j'ajoute mon petit soutien à tous ceux qui t'ont déjà été adressés.
Cnnum démissionnaire : itou.
mardi 12 décembre 2017
Ethical issues in data management
presented at Université Paris-Dauphine in the workshop "Social
Responsibility
of Algorithms" (www.lamsade.dauphine.fr/sra2017)
organized by Alexis Tsoukias
of Algorithms" (www.lamsade.dauphine.fr/sra2017)
organized by Alexis Tsoukias
Les données de l'éducation
Publié le 11/12/2017 sur l'excellent site monlycee.net : les données de l'éducation
La question des données, de leur protection, est présente partout. On a toutefois l’impression que dans le domaine de l’éducation, elle est particulièrement sensible. Le ressentez-vous également et cela vous parait-il justifié ?
Le numérique produit de plus en plus de données, c’est une évidence. On est face à un phénomène d’accumulation et, simultanément, d’explosion des échanges de données. L’éducation n’échappe évidemment pas à un phénomène aussi massif.La prolifération des données a fait émerger une notion importante qui est celle de données personnelles ou de données privées, c’est-à-dire de données qui concernent une personne en particulier. Personne n’est propriétaire des données qui le concernent mais chacun a des droits sur elles et en particulier sur leur utilisation. Ce qui compte c’est donc moins la donnée elle-même que ce qui en est fait, en particulier lorsqu’il s’agit de données personnelles.
En éducation, on peut faire toutes sortes de choses avec les données personnelles, des choses bonnes ou moins bonnes…
Tout à fait. On peut par exemple utiliser des données personnelles dans des logiciels pédagogiques performants qui sauront s’adapter à l’utilisateur parce qu’ils tiendront compte à la fois de ce qu’il ou elle a fait précédemment mais aussi de ce que d’autres ont fait avec le même logiciel. C’est une utilisation des données personnelles positive, même si elle est encore embryonnaire et que l’on n’en connait pas tous les effets. Ce qui serait négatif par contre, ce serait par exemple qu’une entreprise vende des données sur des lycéens ou des étudiants à des cabinets d’embauche qui les revendraient eux-mêmes à leurs entreprises clientes.Il me semble que l’on pourrait retenir un principe très simple : que les données produites à l’intérieur du système éducatif national restent à l’intérieur de l’éducation nationale. Mais là encore il faut être prudent car même à l’intérieur du système, le risque existe de mauvaises utilisations. Par exemple, si on classe, si on étiquette les enfants et que l’on se sert de ces données pour les orienter, il y a un risque. Car dès lors qu’il existe des mesures, on va avoir tendance à leurs donner trop d’importance, à se cacher derrière elles. Or il faut toujours préférer le contact humain, une évaluation individuelle. Je dirais donc que l’extérieur de l’éducation nationale, c’est une zone interdite, une zone noire pour les données personnelles, mais à l’intérieur, c’est une zone grise, il faut rester vigilant.
Qu’avez-vous pensé de ce qui s’est passé avec APB qui est justement un système d’orientation exploitant des données scolaires personnelles ?
C’est un cas intéressant en effet. APB a été un progrès par rapport à ce qui se pratiquait avant. Il faut le rappeler. De plus, le recours au tirage aléatoire qui a été tant critiqué n’est pas la responsabilité du code mais de contraintes sur le système, de choix faits par des cadres de l’éducation nationale. Sur le plan informatique, je dirais que le code d’APB n’est pas terrible mais l’algorithme est bon. Ce qui est important, dans le cas d’APB comme en général, c’est que l’algorithme soit public, de façon à ce qu’il puisse être compris, discuté. Pour cette raison, il faut préférer les logiciels en Open Source quand on parle de décisions aussi importantes pour la vie de la cité.L’autre problème auquel les responsables de l’éducation doivent faire face est celui de l’hébergement des données. Quelle est votre position sur cette question ?
Je dirais d’abord que l’hébergement dans le cloud est une avancée naturelle de l’informatique qui simplifie grandement la gestion des données. Mais quel cloud ?Ce qui compte surtout ce n’est pas tant le lieu que les conditions d’utilisation. Le principe essentiel reste celui-ci : l’éducation nationale doit contrôler pleinement l’accès aux données et les mettre au service exclusif de l’éducation. Cette responsabilité est aussi bien-sûr celle des collectivités.
Ceci étant rappelé, en pratique, l’hébergement des données doit être négocié avec des industriels. C’est une question délicate. Pour cela, nous avons besoin de garanties. C’est une affaire de confiance et de rapport de force. Je préfèrerais que l’éducation nationale choisisse des industriels nationaux et européens avec lesquels il lui est plus facile de discuter d’égal à égal, plutôt que des entreprises nord-américaines comme les fameux GAFAM (Google Amazon Facebook Apple Microsoft) en lesquelles nous avons le droit d’avoir une confiance limitée et avec lesquelles le rapport de force n’est clairement pas en notre faveur.
La localisation des données est aussi importante : en Europe, elles dépendent de règlements européens beaucoup plus protecteurs. Et puis, nous avons d’excellentes entreprises françaises et européennes…
Je profite de l’occasion pour répéter l’importance considérable dans un monde numérique de l’enseignement de l’informatique depuis le primaire. La situation a évolué. Mais les cours sont donnés le plus souvent par des professeurs de mathématiques ou de technologie que l’on n’a pas pris le temps de former correctement – un enseignant d’informatique doit avoir en gros un niveau Bac+5, comme en mathématiques ou en histoire-géographie. La formation de ces enseignants en informatique est devenue le cœur du problème. Quand les élèves montent en compétence, ce qui est en train de se passer, ils doivent avoir en face d’eux de vrais professeurs d’informatique.
Et pour revenir sur notre sujet, nous devons aussi préparer tous nos élèves au monde numérique et par exemple, leur apprendre à protéger leurs données. L’éducation nationale doit être irréprochable dans ce domaine et leur donner un bon exemple.
Expo contre Mooc : les masses
Combien de visiteurs ?
Terra Data à La Cité des sciences : 145 000 visiteurs au 10 12 2017 en un peu plus de 8 mois d’exploitation
Terra Data à La Cité des sciences : 145 000 visiteurs au 10 12 2017 en un peu plus de 8 mois d’exploitation
- super pour un tel sujet !
- 50% des inscrits sont en France
- les autres majoritairement du Maghreb et d'Afrique noire
- 25% de femmes -- nous aimerions mieux faire, mais c'est déjà mieux qu'à la fac
- 51% ont un master ou plus
- super pour un tel sujet !
jeudi 7 décembre 2017
Une nouvelle promotion d'académicien.ne.s des sciences
Ils sont à l'arrivée 18 dont 4 femmes. Cela ne mérite-t-il pas une écriture inclusive ? Elles sont quatre. Bravo Mesdames ! Aussi brillantes que vous soyez, vous rejoignez quelques points singuliers dans une foule masculine. Singulières. Pourtant, pendant cette séance, on a senti souffler comme un soupçon de vent (une micro bise) féministe sur l'AS. Sans elle, ce n'est pas 4 mais 2 seulement que nous aurions élues !!! Cela aurait pu être pire. Devons-nous nous en réjouir ?
Même l'optimiste que je suis n'y croit pas. Je ne pense pas que l'institution saura se transformer de l'intérieur, ou alors cela prendra un temps infini (genre des dizaines d'années). Je pense que la pression devra venir de l'extérieur, de l'état, de la société. Ou alors, cette institution vénérable rejoindra dans le néant d'autres qui n'ont su se transformer.
Même l'optimiste que je suis n'y croit pas. Je ne pense pas que l'institution saura se transformer de l'intérieur, ou alors cela prendra un temps infini (genre des dizaines d'années). Je pense que la pression devra venir de l'extérieur, de l'état, de la société. Ou alors, cette institution vénérable rejoindra dans le néant d'autres qui n'ont su se transformer.
Métier data scientist
Les vidéos des interventions de l’atelier Digit_Hum 2017 « Data deluge : Quelles compétences pour quelles données ? » sont désormais consultables à cette adresse : https://transfers.huma-num.fr/digithum/atelier/2017/
https://transfers.huma-num.fr/digithum/atelier/2017/2_abiteboul.php
mardi 5 décembre 2017
Privacy and Bigdata @ Sciences Po
Ce soir, je participe à une conférence sur IA, Big data et privacy avec Rand Hindi présenté par Hugo Ruggieri, c'est ce soir en salle Eugène d'Eichtal au 27 rue St Guillaume ! Vous ne pouvez pas vous déplacer ou vous n'avez pas de place ? Pas de souci, vous pouvez suivre la conférence en direct sur https://lnkd.in/gKUTZGg ! Et poser toutes vos questions sur sli.do #galatia !
jeudi 23 novembre 2017
Namur, Angers, Paris, Oxford et Versailles
Un peu oublié de causer dans ce blog...
Vidéo en français sur le sujet au 50 ans d'Inria (vers 4':30) : https://www.youtube.com/watch?v=NeCokuYDnAM
- 10 oct, ESAIP, Ecole d'ingénieur, Angers : Le temps des Algorithmes
- 7 nov, Paris : keynote et panel au 50 ans d'Inria : Algorithmes, données et vie privée
- Issues in Ethical Data Management
- 9 oct., International Symposium on Principles and Practice of Declarative Programming, Namur
- 14 nov, Oxford : Computer science seminar
- 21 nov, Versailles :keynote and panel au European Big Data Value Forum
Vidéo en français sur le sujet au 50 ans d'Inria (vers 4':30) : https://www.youtube.com/watch?v=NeCokuYDnAM
samedi 28 octobre 2017
Ecriture inclusive et académie
La sortie de l'Académie française contre l'écriture inclusive était sexiste et pathétique, profondément irritante de par son archaïsme.
Un article de Langue sauce piquante raconte assez bien avec des références utiles, et dit :
L’Académie est un astre mort, elle n’a heureusement plus de pouvoir de nuisance. Rappelons que la Révolution l’avait dissoute à juste titre, et que Napoléon l’a ressuscitée, comme beaucoup d’oripeaux de l’Ancien Régime. Rappelons aussi que son rôle prescrit par la monarchie était de publier une grammaire, ce qu’elle n’a jamais été capable de faire, et de renouveler son dictionnaire périodiquement, ce dont elle se montre incapable. La « Compagnie », c’est surtout celle des bras cassés.
A titre personnel, je ne suis pas un grand fan de l'écriture inclusive que je trouve un peu lourde. (C'est peut-être juste une question d'habitude ; on s'y fait). Mais il existe plein d'autres pistes que l'Académie française se garde bien de considérer comme la féminisation des noms de métiers. J'aime ce qui commence à se faire dans le monde anglo-saxon. Par exemple, quand vous parlez d'un.e utilisateur.rice, un coup vous le conjuguez au masculin, un coup au féminin. Et j'adore la règle de proximité que l'académie a remplacée par la règle absurde "le masculin l'emporte sur le féminin" : Sarah et Jean sont des étudiants mais Jean et Sarah sont des étudiantes.
L'académie des Sciences, dont je fais partie, mérite aussi son lot de critiques :
Le monde numérique a vraiment besoin d'être inclusif à plusieurs titres (ref: https://cnnumerique.fr/inclusion toujours d'actualité), y compris de permettre à chacune et chacun de s'y sentir bien, avec fraternité, à égalité, en liberté. C'est pour ces raisons que la question du "genre" est essentielle pour binaire.
Les éditeurs
Un article de Langue sauce piquante raconte assez bien avec des références utiles, et dit :
L’Académie est un astre mort, elle n’a heureusement plus de pouvoir de nuisance. Rappelons que la Révolution l’avait dissoute à juste titre, et que Napoléon l’a ressuscitée, comme beaucoup d’oripeaux de l’Ancien Régime. Rappelons aussi que son rôle prescrit par la monarchie était de publier une grammaire, ce qu’elle n’a jamais été capable de faire, et de renouveler son dictionnaire périodiquement, ce dont elle se montre incapable. La « Compagnie », c’est surtout celle des bras cassés.
A titre personnel, je ne suis pas un grand fan de l'écriture inclusive que je trouve un peu lourde. (C'est peut-être juste une question d'habitude ; on s'y fait). Mais il existe plein d'autres pistes que l'Académie française se garde bien de considérer comme la féminisation des noms de métiers. J'aime ce qui commence à se faire dans le monde anglo-saxon. Par exemple, quand vous parlez d'un.e utilisateur.rice, un coup vous le conjuguez au masculin, un coup au féminin. Et j'adore la règle de proximité que l'académie a remplacée par la règle absurde "le masculin l'emporte sur le féminin" : Sarah et Jean sont des étudiants mais Jean et Sarah sont des étudiantes.
L'académie des Sciences, dont je fais partie, mérite aussi son lot de critiques :
- peu de femmes, et incapacité à affronter ce problème. Êtes-vous sexistes messieurs les académicien.ne.s ?
- peu de scientifiques des nouvelles sciences, comme l'informatique, les différentes disciplines défendant leur pré-carré.
- peu de jeunes scientifiques à cause de la règle absurde que vous devenez académicien.ne à vie.
Le monde numérique a vraiment besoin d'être inclusif à plusieurs titres (ref: https://cnnumerique.fr/inclusion toujours d'actualité), y compris de permettre à chacune et chacun de s'y sentir bien, avec fraternité, à égalité, en liberté. C'est pour ces raisons que la question du "genre" est essentielle pour binaire.
Les éditeurs
jeudi 28 septembre 2017
Les enjeux scientifiques de l'éthique du numérique @ l'Académie des Sciences
Conférence-débat de l'Académie des sciences, co-organisée avec la CERNA, Commission de réflexion sur l'éthique de la recherche en sciences et technologies du numérique d'Allistene
Milad Douhei : Télécharger la vidéo - Voir la vidéo Gilles Dowek : Télécharger la vidéo - Voir la vidéo Serge Abiteboul : Télécharger la vidéo - Voir la vidéo Laurence Devillers : Télécharger la vidéo - Voir la vidéo
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