mercredi 25 septembre 2013

L'impact du numérique dans nos vies ? Euh...

Interview pour Carlos Moreno.
J'ai répondu à 5 questions:
  • Pour vous, qu’est-ce que la révolution numérique ?
  • Selon vous, quel est l’impact du numérique dans nos vies actuelles ?
  • Quel sera l’impact du numérique dans nos vies d’ici 5 ans ?
  • Quels sont les domaines de recherche actuels les plus porteurs pour la ville ?
  • Pour vous qu’est-ce qu’une ville vivante et comment la favoriser ?
http://www.moreno-web.net/5-minutes-serge-abiteboul/

jeudi 12 septembre 2013

La parité au sénat académique de l'université Paris Saclay

Je sais ce n'est pas le sujet le plus passionnant au monde. Le contexte: le sénat académique vient d'être élu et patatras, la ministre balance de nouvelles règles pour sa composition/son élection. Quand on voit tout le taffe pour arriver à élire le sénat actuel, on rigole mais c'est désolant... Et puis la rumeur, c'est que les nouvelles règles sont débiles.
Vraiment ?
  1. Les responsables d'unités n'ont plus de places réservées. Je n'avais pas compris pourquoi ils en avaient.
  2. Seuls les titulaires de doctorats peuvent être électeurs. C'est une assemblée de chercheurs. Demander une thèse ou des publications de recherche parait raisonnable - ce n'était pas le cas pour le sénat actuel. Par contre, je connais d'excellents chercheurs sans thèse.
  3. Les élections se font sur scrutin de listes paritaires. Quand j'ai fait remarqué qu'en observant le sénat actuel, imposer la parité était plutôt une bonne chose, le président du sénat m'a répondu qu'il n'y avait pas assez de femmes dans certaines disciplines. Sa réponse m'a conforté dans l'idée qu'imposer la parité était la bonne solution.
Donc, les nouvelles règles autant que je les comprenne vont à mon avis dans le bon sens...

mardi 10 septembre 2013

La fiscalité du Net au CNNUM

  • Ce n'est sûrement pas mon sujet préféré mais le résultat est intéressant:
  •  
  • Le CNNum a remis ce matin ses conclusions sur la fiscalité du numérique
A l’issue de ce travail, le CNN a voté un avis recommandant :

* une initiative immédiate au niveau international et infra-européen
* le renforcement de la transparence et des contrôles
* d’éviter la mise en œuvre unilatérale et immédiate d’une taxe nationale spécifique
* le déploiement d’une stratégie industrielle numérique européenne

Plus de détails sur
http://www.cnnumerique.fr/avis-fiscalite/

 

mercredi 3 juillet 2013

Donnez-nous un moteur de recherche neutre...

Google a construit sa réputation avec un moteur de recherche neutre. Son PageRank vous donnait une vision impartiale de la popularité des pages. On pouvait regretter que cela ne soit que la popularité et que cela manque de sérendipité mais au moins c'était impartial. Depuis, le moteur a évolué et la part de cette vision "neutre" a diminué . Aujourd'hui, la notion de localité participe à la démolition des grands principes.

Il faut un moteur de recherche neutre. Et si ce n'est pas Google, Bing ou un des poids lourds existants, cela ouvre la porte à un challenger. Exalead ?

Voir: http://blog.tutorspree.com/post/54349646327/death-of-organic-search



mardi 2 juillet 2013

L'oeil de Washington (2)

L'affaire Snowden est pathétique. On savait que les états y compris le notre faisaient ce genre de surveillance sur Internet. Maîtrisent-ils vraiment ces technologies ? Google, Facebook ou Amazone savent surveiller/analyser des volumes énormes de données. Probablement pas les gouvernements ? Est-ce que cela me satisfait. Non !

Avec la surveillance et l'analyse des données de la Toile, on peut réaliser des trucs dingues comme de surveiller ses citoyens et perfectionner le concept d'état policier ou de surveiller les gouvernants (états et grandes entreprises) et construire une meilleure démocratie. Alors, on va faire quoi ?

Pour revenir à Snowden. S'il est reconduit aux Etats-Unis ou s'il finit dans un pays qui s'assoit sur les droits de l'Internet, c'est un échec de la démocratie. Il faut qu'il trouve refuge en Europe pour redorer le blason de nos démocraties.

Un avis de Fleur Pellerin

vendredi 7 juin 2013

L'oeil de Washington


 Les organismes gouvernementaux américains auraient des accès directs aux données des géants du Web

http://www.guardian.co.uk/world/2013/jun/07/prism-tech-giants-shock-nsa-data-mining

Mes données Facebook intéressent la NSA ?


jeudi 23 mai 2013

La toile des fictions et les connaissances



Nous passons d'un Web de documents à un Web des données et des connaissances. Au cœur de cette transition, des logiciels permettent d'extraire des connaissances du texte ou de comprendre la sémantique de données disponibles ici ou là. La présence  d'imprécisions, d'incohérences, l'expression d'opinions, d'erreurs, de mensonges, etc., rendent difficile l'émergence de connaissances. Et dans ce cadre, la fiction construit dans les espaces qui lui sont spécifiques d'autres vérités, voire d'autres mondes répondant à des logiques particulières.
Un exposé sur ce sujet à un séminaire sur le Web, fa fiction, la logique, les connaissances, la création numérique...

samedi 18 mai 2013

Mais qu'est-ce qui fait courir Tournesol ?

Dans des commentaires de ce blog, a été soulevé la question : pourquoi fait-on de la recherche ?

Je vais essayer de donner ma réponse personnelle.

D'abord et avant tout parce que j'adore ça, que c'est le métier le plus beau qui soit, et qu'après tant d'années il me passionne toujours autant.

Ensuite, parce que je suis bien payé pour faire ça par l'état français. Ce n'était pas le cas quand j'étais jeune chercheur et j'avais autant de plaisir à faire mon boulot. J'aime ça mais c'est quand même pour un salaire que je bosse. Je fais de mon mieux pour le mériter. 

Par ambition collective : pour mon équipe, pour le pays où j'habite. Je ne vois pas pourquoi ce serait plus con d'être supporteur d'INRIA ou de la recherche française que du PSG ou de l'équipe de France de rugby. (J'insiste sur l'esprit sportif et la place importante des troisièmes mi-temps.) Je peux même me trouver des excuses : la France propose des valeurs dans le cadre de la recherche que je défends.
-- Sans cela, il n'y a aucune raison pour essayer d'attirer les meilleurs étudiants dans nos labos. Laissons les aller à Stanford, Pékin ou Bangalore. --

Par ambition personnelle ? Finalement assez peu je crois ; car pour moi la recherche est plutôt un truc collectif. Bien sûr, un papier accepté à une conf prestigieuse me procure un plaisir énorme. Idem pour un invitation à un comité de programme d'une telle conf. Mais c'est parce que la qualité de ce que je fais est reconnu. La gloire ? La célébrité ? Faut pas déconner. On est connu par quelques dizaines de personnes. Non désolé.  Ce n'est pas ça qui me motive. 

Pour l'avancement de la science ? Ouais. Si on veut. Mais si je pensais trop à ça, j'aurais arrêté la recherche depuis longtemps, tétanisé par l'importance de l'enjeu. Chacun pose sa pierre plus ou moins grosse, plus ou moins solide, plus ou moins belle. Et ensemble nous construisons un bel édifice. Non désolé c'est trop abstrait pour moi.  Ce n'est pas ça qui me motive. 

mercredi 15 mai 2013

Enseignement de l'informatique - rapport de l'académie des sciences

L’enseignement de l’informatique en France
Il est urgent de ne plus attendre

 Le rapport

Extrait : La décision essentielle à prendre est de mettre en place un enseignement de science informatique depuis le primaire jusqu’au lycée, orienté vers la compréhension et la maîtrise de l’informatique, et dépassant donc largement les seuls usages des matériels et logiciels. Cette mise en place ne doit plus être différée.

dimanche 12 mai 2013

La ligne bleue des Vosges


Régulièrement les politiques s'énervent sur la défense de la langue française. Récemment http://circulaires.legifrance.gouv.fr/pdf/2013/05/cir_36918.pdf
J'adore la langue française. J'écris des romans en français et en rien d'autre.
Mais, dans mon microcosme - recherche & enseignement en informatique
1) je suis pour que l'on puisse rédiger les thèses dans la langue qu'on veut et même en serbo-croate si on y tient. Au moins en anglais parce que les confs et journaux internationaux sont en anglais et que nous sommes des feignants.
2) je suis pour que l'on puisse donner des cours de master en anglais pour pouvoir attirer des étudiants serbes, croates, chinois, indiens, etc.

dimanche 28 avril 2013

Les DRMs dans HTML5. Je ne comprends pas mais j'aime pas

Les DRM. Vous savez ce sont ces trucs qui vous ennuient et qui n'ont sans doute jamais arrêté un vrai pirate. Même quand on veut utiliser une musique, un livre, un film qu'on a acheté, le regarder, le passer à un copain, les DRM vous cassent les pieds. (Oui. Je sais si j'avais lu le contrat, je saurais que...)

Wikipedia: Digital rights management is a class of controversial access control technologies that are used by hardware manufacturers, publishers, copyright holders, and individuals with the intent to limit the use of digital content and devices after sale. DRM is any technology that inhibits uses of digital content that are not desired or intended by the content provider.

Un truc dont je viens d'apprendre l'existence c'est les EME (Encrypted Media Extensions) de HTML5. Si j'ai bien compris c'est un genre de DRM qui permet au navigateur d'intégrer des contenus qui sont protégés par des droits d'accès. Où est passé le monde ouvert du Web ? C'est inquiétant et il faudrait passer par là pour que HTML ne se fasse pas détrôner par un protocole non public ?

La théorie sous-jacente encore une fois la même : un web  libre et idyllique est condamné à rétrécir comme la peau de chagrin de Balzac.  Noooooon !

Et si j'ai bien compris, avec les EME, HTML5 doit dialoguer avec des DRM de vendeurs différents. Ca parait un peu n'importe quoi.  Je vais demander à des copains s'il est possible de faire des trucs comme des DRMs qui soient open source ? Qui soient interopérables et pas spécifiques à un fabriquant particulier ? Si ça existe déjà ?

Un site à fond contre: l'electronic frontier fondation
Et un site à fond pour: John Foliot
Pour en savoir plus les dangers des DRM: le blog de Tristant Nitot.

lundi 15 avril 2013

La net neutrality à la cantine

Le 16/4 de 18h30 à 21h à La cantine Le podcast pour tout savoir sur la neutralité du net.

vendredi 29 mars 2013

L'académie avec nous


Illustration

A lire à : http://www.epi.asso.fr/blocnote/lena.pdf (*)

De Jacques Baudé : Dans un ouvrage collectif (Actes/Sud IHEST,332 pages,2013) Pierre Léna, membre de l'Académie des sciences, s'exprime sur la nécessité d'un enseignement précoce de l'Informatique : " Chacun des quatre ingrédients de base de cette nouvelle science informatique - les algorithmes, les machines, le langage, l'information selon Gilles Dowek et Gérard Berry - peut être abordé dès l'entrée au lycée, mais aussi dès l'entrée au collège, et sans doute dès l'école primaire."
De Serge: Merci Pierre Léna ! Lisez son texte.

(*) EPI: Association Enseignement Public & Informatique 

jeudi 28 mars 2013

Big data : où va ma mutuelle ?


Mon exposé sur " Big data : vers une nouvelle science des risques ? "  à la conférence Big data: défis et opportunités pour les assureurs.

J'ai lu un peu sur le sujet des assurances auquel je ne connaissais rien. Ça fait froid dans le dos. Imaginez un assureur qui sait tout sur vous avec ses big data, peut évaluer votre risque personnalisé.  Heureusement j'ai aussi rencontré des assureurs qui ne partagent pas cette vision.Vive les mutuelles !

mardi 12 mars 2013

Extension du domaine de la net neutrality



Le CNNum a rendu à Fleur Pellerin son avis sur le neutralité du net avec un rapport explicatif.

Extrait:La neutralité des réseaux de communication, des infrastructures et des services d’accès et de communication ouverts au public par voie électronique garantit l’accès à l’information et aux moyens d’expression à des conditions non-discriminatoires, équitables et transparentes.

L'idée nouvelle c'est de ne pas limiter la neutralité aux tuyaux mais de l'étendre aux services d'accès. C'est à mon avis essentiel car à quoi sert un tuyau neutre si on accède à l'information et si on publie avec des services qui truquent le jeu. Reste à être vigilants pour que cela conduise vraiment à des lois et que ces lois soient appliquées.

vendredi 1 mars 2013

Dense avec François Bon

Rencontres sur le site de Tiers Libre

Les propos de François n'engagent que lui mais la rencontre fut fort agréable.

Dans cette suite de rencontres autour du plateau d’Orsay/Saclay, c’est à partir de cet échange avec Serge Abiteboul que je n’ai plus réussi à rester dans le mouvement : dense rencontre, chaque fois, moi qui pousse mes questions, un monde qui lève, mes notes dans le cahier bleu, puis déposer cela ici sur web, enfin laisser mûrir, si possible avec l’interviewé lui-même, et le sentiment que jusqu’ici on n’a fait qu’ouvrir quelques canaux dans les labyrinthes...

vendredi 22 février 2013

¿ de quién, de quién son estos datos ? (*)

Table ronde à l’office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, février 2013.
On passe énormément de temps à parler des risques du numérique. Cette attitude négative est préjudiciable pour l’industrie française. Si la high-tech californienne a été aussi efficace, c’est peut-être aussi parce qu’elle pensait aux nouvelles fonctionnalités du numérique plus qu’à ses risques. Il faudrait donc parler plus souvent des apports considérables du numérique et des réseaux sociaux. Il faudrait parler du plaisir des jeunes sur Facebook, de la richesse de certains débats sur Twitter, dire comment des personnes âgées brisent leur isolement avec les réseaux sociaux.  On aurait des tas de choses à raconter. Mais nous sommes ici pour parler des risques des réseaux sociaux, pas de leurs bienfaits.
Vous trouverez facilement sur le Web des listes de ces risques avec, en tête de gondole, la perte de repères et les addictions ; le Docteur Valleur vient juste de nous parler de l’une d’entre elles, la « masturbation assistée par ordinateur ». Je vais plutôt me concentrer sur un risque particulier que je trouve particulièrement sérieux, l’atteinte à la vie privée.
Les réseaux sociaux récupèrent des tas de données sur vous. Pourquoi ? Pour mieux vous servir. Par exemple, pour vous recommander un restaurant, c’est mieux si on connaît vos goûts, vos interdits alimentaires, vos problèmes de santé, le temps dont vous disposez avant votre prochain rendez-vous, et les mêmes informations pour la personne qui partage votre lunch. Et avec toutes les données des utilisateurs, on va pouvoir faire de la fouille de données et découvrir des tas de trucs sur vous et sur le monde entier. Tiens ça tombe bien, si on sait tout ça, on va pouvoir mieux cibler les pubs.
Alors toutes ces données que vous voudriez privées circulent sur la Toile ? Oui ! Le Web est devenu un village global où ce que vous faites est à la vue de tous. On n’a pas le choix ; il faut accepter de vivre dans ce village même si cela s’accompagne de la perte d’une certaine vie privée. Oui ! Le Web expose vos informations privées. Des tas de systèmes récupèrent des informations sur vous parfois sans même que vous le sachiez. Pour vérifier que la  situation est encore bien pire que dans vos pires cauchemars, vous pouvez utiliser un logiciel comme Collusion.  Vous surfez le Web, quelques pages visitées, et Collusion vous montre que plus d’une dizaine de serveurs Web savent déjà ce que vous faites. Essayez de comprendre pourquoi quand vous consultez une page du Monde, Facebook est notifié de votre passage dans ce journal. 
A part se débrancher, y-a-t-il quelque chose à faire pour protéger ses données privées sur les réseaux sociaux ? Oui ! On peut œuvrer dans quatre directions : la loi, les associations, l’éducation, et la recherche.
La loi. On dispose en France sans doute mieux qu’ailleurs de lois pour protéger les données privées comme par exemple la loi « Informatique et Liberté ». Mais ça ne suffit pas. Essayez par exemple de faire respecter le droit à l’oubli. La première chose qu’on doit faire dans de nombreux réseaux sociaux, c’est de signer sans le lire un contrat de 20 pages en caractères illisibles par lequel en gros on abandonne tout droit sur ses données. C’est juste inacceptable. Le législateur devrait faire le ménage en interdisant de telles pratiques et en encourageant des pratiques plus saines. La difficulté dans ce cadre c’est de savoir de quel législateur on parle. Prenez le cas d’un internaute français utilisant depuis la Chine un réseau social américain hébergé en Irlande ? Quelle juridiction s’applique ?
Les associations. Des systèmes comme Facebook ne valent absolument rien sans les données que les internautes mettent dedans. Technologiquement, ils n’apportent pas grand-chose. Ils sont relativement interchangeables. Les associations d’utilisateurs disposent donc de l’arme absolue : le boycott. C’est par exemple ce qui s’est passé récemment avec Instagram, une filiale de Facebook,  qui a été obligée de reculer devant la pression des internautes. Les associations doivent arriver à imposer aux réseaux sociaux des règles de bonne conduite.  Et cela passe par la transformation de chacun en « citoyen maitre de son destin numérique », donc par l’éducation.
L’éducation. Il faut apprendre aux gosses et aux adultes aussi à se protéger. Oui certes l’enseignement des usages du numérique est essentiel. Mais cela ne suffit pas. Il faut aussi enseigner la science au cœur du numérique, l’informatique. Le citoyen doit apprendre les bases de l’informatique pour pouvoir comprendre ce qu’il fait, devenir un acteur dans la gestion de son information et pas juste un utilisateur dépassé par la technologie. Comment voulez-vous apprendre à quelqu’un les risques qu’il court en autorisant une application Facebook à lire ses données si la personne ne sait pas ce que c’est qu’une base de données, n’a jamais vu la moindre ligne de code, ne sait pas la différence qu’il y a entre une application qui s’exécute sur sa machine, et une autre qui s’exécute sur une machine inconnue, d’un pays inconnu, etc. ?
La recherche. La recherche peut aider à développer de nouvelles techniques, de nouveaux outils pour mieux protéger les informations privées. Je travaille par exemple sur le contrôle d’accès dans un cadre général comme celui de l’internet. Nous étudions des mécanismes de contrôle d’accès compliqués. Mais une difficulté, c’est que l’internaute « moyen » ne veut pas se fatiguer à spécifier des politiques de contrôle d’accès compliquées. Il faut donc l’aider en utilisant des techniques d’apprentissage automatique super sophistiquées. Et puis il faut utiliser pour les données des techniques connues de traçabilité et de gestion de la provenance. C’est par exemple la clé pour pouvoir garantir le droit à l’oubli ou supporter des politiques de rétention d’information (spécifiant par exemple la destruction de l’information après un temps donné). On pourrait aussi imaginer de développer des réseaux sociaux en logiciel libre. De tels systèmes tournant sur des machines directement contrôlées par les internautes... C’est un rêve ?
Voilà pour ce tour d’horizon rapide. Je conclurai par un exemple et une idée très bête. L’exemple nous vient encore une fois des Etats-Unis. Un employeur pour sélectionner des employés à l’embauche leur demandait leurs mots de passe Facebook, pour consulter leurs données privées. Pourquoi ne pas aussi demander aux futurs employés de céder leurs collections de timbres à la société en question. Les données privées ne sont-elles pas privées ? Les données d’un internaute dans un réseau social, sont privées. Elles appartiennent à cet internaute et à personne d’autre. Cette propriété est inaliénable et il faut aider l’internaute à se réapproprier ses données.

(*) A qui, à qui sont ces données, d’après Andaluces De Jaen de Paco Ibanez ; avec l’aide de Google translate.

mercredi 13 février 2013

vendredi 8 février 2013

Enseignement: ça bouge !


Gilles Braun, conseiller de Peillon pour le numérique : Quelle place pour l’informatique et les sciences du numérique à l’école ? 

Si vous ne l'avez pas encore suivi:  L'enfant et les écrans. Et un article au vitriol contre le rapport de l'académie.   Je ne sais pas trop quoi penser. Je ne suis pas trop supporter des jeux vidéos hyper-violent, ni de la télé à haute dose. Mais le Web, la lecture, les réseaux sociaux... sur écran...