J'ai signé cette Lettre ouverte à Manuel Valls, Premier Ministre et Thierry Mandon,
Secrétaire d’Etat chargé de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche
mardi 22 décembre 2015
dimanche 20 décembre 2015
Nos ordinateurs ont-ils la mémoire courte sur Arte
Participation à ce docu de Vincent Amouroux, Zed production...
Vendredi 11 décembre à 22h30 sur ARTE
http://future.arte.tv/fr/memoire-numerique?language=de
Vendredi 11 décembre à 22h30 sur ARTE
http://future.arte.tv/fr/memoire-numerique?language=de
mardi 8 décembre 2015
Podcasts pour une formation magistère
Participation à une formation M@gistere
MOD051 - Culture scientifique mathématique et numérique
Présentation
Quel est votre point de vue sur la place actuelle de la culture scientifique, notamment des mathématiques, dans la société d’aujourd’hui ?
Quelles sont les attentes implicites et explicites de la société, dans la formation mathématique du citoyen ?
Est-ce qu’il est pertinent d’associer culture / mathématiques / numérique ? Est-ce qu’il existe une articulation entre ces trois notions ?
Numérique pour les mathématiques ou mathématiques pour le numérique : quel équilibre ?
Comment pourrait se construire une culture mathématique et numérique pour les enseignants ?
Comment pourrait se construire une culture mathématique et numérique pour pour les élèves ?
Formation initiale, formation continue ; place dans les programmes ; approche interdisciplinaire ?
Activités dans et hors de l’école ? Autres pistes ou approches innovantes ?
Génération Y
Présentation
Quel est votre point de vue sur la place actuelle de la culture scientifique, notamment des mathématiques, dans la société d’aujourd’hui ?
Quelles sont les attentes implicites et explicites de la société, dans la formation mathématique du citoyen ?
Est-ce qu’il est pertinent d’associer culture / mathématiques / numérique ? Est-ce qu’il existe une articulation entre ces trois notions ?
Numérique pour les mathématiques ou mathématiques pour le numérique : quel équilibre ?
Comment pourrait se construire une culture mathématique et numérique pour les enseignants ?
Comment pourrait se construire une culture mathématique et numérique pour pour les élèves ?
Formation initiale, formation continue ; place dans les programmes ; approche interdisciplinaire ?
Activités dans et hors de l’école ? Autres pistes ou approches innovantes ?
Génération Y
jeudi 3 décembre 2015
Pot pourri
Data Science symposium, Université de Rennes : Toward personal knowledge bases
Participation to Time and Web temporalities organized by Valérie Schafer
Serge Abiteboul, Pierre Bourhis, Victor Vianu. Highly Expressive Query Languages for Unordered Data Trees, Theory of Computing Systems, Springer Verlag, 2015, pp.30
Pour ce qui est de l'avenir, il ne s'agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible, Saint-Exupery
Vendredi décembre, Barcamp avec Transition2 à Numa. Participation à une Table ronde, animée par Walter Bouvais, avec notamment :
Benjamin Tincq (OuiShare),
Tamer El Aidy (Les Petits Débrouillards),
Daniel Kaplan (Fing - CNNUM)
Damien Demailly (IDDRI - Institut du développement durable et des relations internationales)
Serge Abiteboul, Pierre Bourhis, Victor Vianu. Highly Expressive Query Languages for Unordered Data Trees, Theory of Computing Systems, Springer Verlag, 2015, pp.30
Pour ce qui est de l'avenir, il ne s'agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible, Saint-Exupery
Vendredi décembre, Barcamp avec Transition2 à Numa. Participation à une Table ronde, animée par Walter Bouvais, avec notamment :
Benjamin Tincq (OuiShare),
Tamer El Aidy (Les Petits Débrouillards),
Daniel Kaplan (Fing - CNNUM)
Damien Demailly (IDDRI - Institut du développement durable et des relations internationales)
lundi 23 novembre 2015
Data, Responsibly
Posted in ACM Sigmod Blog : http://wp.sigmod.org/?author=30
Serge Abiteboul and Julia Stoyanovich,
Our society is increasingly relying on algorithms in all aspects of its operation. We trust algorithms not only to help carry out routine tasks, such as accounting and automatic manufacturing, but also to make decisions […]
En français : l'article du Monde sur le sujet (accès protégé)
Our society is increasingly relying on algorithms in all aspects of its operation. We trust algorithms not only to help carry out routine tasks, such as accounting and automatic manufacturing, but also to make decisions […]
En français : l'article du Monde sur le sujet (accès protégé)
vendredi 30 octobre 2015
De La Rochelle à La Sorbonne
Conférence Profile, Predict and Prevent organisée par le Centre d'Etudes et de Recherche de Sciences Administratives et Politiques, Université Panthéon Sorbonne
- Responsibility of algorithms and data (travail en collaboration avec Juila Stoyanovich
- Data, information, connaissance : le Web de demain
- VIDEO http://culturesciencesphysique.ens-lyon.fr/ressource/conference-udppc-web-demain_Abiteboul.xml
mardi 13 octobre 2015
Plaidoyer pour une analyse responsable des données
Avec Julia Stoyanovich, Drexel University.
Un article du Monde pour abonnés.
Un article du Monde pour abonnés.
La plupart des données et de
la puissance d’analyse sont concentrées dans les mains de quelques
entreprises, ce qui leur donne les moyens d’éliminer toute concurrence
dans des pans entiers de l’économie. Une poignée de sociétés contrôlent
toutes nos données personnelles, déterminent quelles informations nous
sont proposées, et orientent la plupart de nos décisions, portant
potentiellement atteinte à notre vie privée et à nos libertés. Avec
l’analyse de données massives, le big data, ces entreprises disposent
d’un pouvoir énorme. Pour atténuer les risques commerciaux et éthiques
que cela pose, il est impératif que la collecte et l’analyse des données
deviennent « responsables ». Pour ce faire, nous entendons qu’il faut
que la collecte et l’analyse de données deviennent impartiales,
transparentes et accessibles également à tous.
L’impartialité, pour ce qui est de l’analyse de données, c’est avant tout l’absence de biais. Un biais peut provenir d’un algorithme qui refléterait les intérêts commerciaux, les préférences politiques ou autres de ses concepteurs. A titre d’exemple de partialité commerciale, considérons les récentes poursuites de l’Union européenne contre Google, accusé notamment de publicité cachée. Interrogé sur les biais des résultats de son moteur de recherche en faveur de ses propres produits, Google s’est justifié en expliquant qu’il s’agissait plus de personnaliser les résultats dans l’intérêt de l’utilisateur que d’augmenter les bénéfices de l’entreprise.
Un algorithme peut par exemple reconstruire les valeurs de variables cachées, comme l’origine...
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/sciences/article/2015/10/12/plaidoyer-pour-une-analyse-responsable-des-donnees_4788082_1650684.html#Za1OUs1eLMBg7gY0.99
(En français : l'article du Monde sur le sujet - accès protégé)
L’impartialité, pour ce qui est de l’analyse de données, c’est avant tout l’absence de biais. Un biais peut provenir d’un algorithme qui refléterait les intérêts commerciaux, les préférences politiques ou autres de ses concepteurs. A titre d’exemple de partialité commerciale, considérons les récentes poursuites de l’Union européenne contre Google, accusé notamment de publicité cachée. Interrogé sur les biais des résultats de son moteur de recherche en faveur de ses propres produits, Google s’est justifié en expliquant qu’il s’agissait plus de personnaliser les résultats dans l’intérêt de l’utilisateur que d’augmenter les bénéfices de l’entreprise.
Un algorithme peut par exemple reconstruire les valeurs de variables cachées, comme l’origine...
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/sciences/article/2015/10/12/plaidoyer-pour-une-analyse-responsable-des-donnees_4788082_1650684.html#Za1OUs1eLMBg7gY0.99
(En français : l'article du Monde sur le sujet - accès protégé)
Parrain d'un master pro de La Sorbonne
Master 2 Professionnel Projets informatiques et stratégie d'entreprise.
Invité par Stéphane Lamassé. Merci.
Un master de SHS (histoire) autour de l'informatique.
Ils ont vraiment tout compris ! Bravo !
Cérémonie sympa avec des élèves et un prof en robe...
lundi 12 octobre 2015
Le train du climat
circule pendant trois semaines au mois d’octobre prochain. C’est une
opportunité exceptionnelle pour chacun d’y voir plus clair sur les
changements climatiques et de mieux comprendre comment agir.
Un projet qu'il a l'air sympathique...
http://messagersduclimat.com/
Un projet qu'il a l'air sympathique...
http://messagersduclimat.com/
samedi 10 octobre 2015
Le président et les Humanités numériques
François Hollande : L'effort pour les humanités numériques doit être renforcé !
par Martin Grandjean
Un article sur les Humanités numériques
Qui a dit :
Un article sur les Humanités numériques
Qui a dit :
- Les humanités numériques utilisent le meilleur des outils informatiques pour répondre à des questions posées par les sciences humaines et sociales ?
- Casse toi pauvre con !
jeudi 8 octobre 2015
Qui a dit quoi ?
Qui a admis que : "Advertising funded search engines will be inherently biased towards the advertisers and away from the needs of the customers" ?
Sergey Brin et Larry Page, en 1998
De The Black Box Society, Frank Pasquale, à lire absolument.
Sergey Brin et Larry Page, en 1998
De The Black Box Society, Frank Pasquale, à lire absolument.
mardi 6 octobre 2015
Bador : Le Mooc que vous attendez sur les Bases de données
J'ai le plaisir de vous annoncer l'ouverture des inscriptions sur la plateforme FUN :
https://www.france-universite-numerique-mooc.fr/courses/inria/41008/session01/aboutJe suis un des auteurs, avec Benjamin Nguyen et Philippe Rigaux.
vendredi 18 septembre 2015
Pot pourri
Le 7 septembre 2015, session-co-chair "Industrial Heritage in Digital Times" à Ticcih 2015, International Conference on Industrial Heritage in 21st Century
Le 9 septembre, keynote à ADBIS, East-European Conference on Advances in Databases and Information Systems: The Story of Webdamlog
Le 15 septembre, lancement de Class'Code : Le but est de construire un MOOC enseignant les bases du code, de l’informatique et du numérique, et surtout les façons de transmettre ces connaissances aux enfants. (Soutenu par un PIA).
Le 17 septembre, j'ai assisté à la remise du rapport sur la mise en œuvre de la Grande école du Numérique au Président de la République par Stéphane DISTINGUIN, Gilles ROUSSEL, et François-Xavier MARQUIS.
Qui trouve le temps de bosser ?
Le 9 septembre, keynote à ADBIS, East-European Conference on Advances in Databases and Information Systems: The Story of Webdamlog
Le 15 septembre, lancement de Class'Code : Le but est de construire un MOOC enseignant les bases du code, de l’informatique et du numérique, et surtout les façons de transmettre ces connaissances aux enfants. (Soutenu par un PIA).
Le 17 septembre, j'ai assisté à la remise du rapport sur la mise en œuvre de la Grande école du Numérique au Président de la République par Stéphane DISTINGUIN, Gilles ROUSSEL, et François-Xavier MARQUIS.
Qui trouve le temps de bosser ?
mercredi 26 août 2015
Mes romans
Mes livres sont accessibles à partir de ma page perso, serge.abiteboul.com
Quelques critiques dans la presse
Quelques critiques dans la presse
lundi 20 juillet 2015
L'atelier du Non Faire
Atelier du Non Faire http://atelierdunonfaire.com/infos/
Pour sauver les 8000 œuvres de l'Atelier du Non Faire entreposées à Maison Blanche (Neuilly sur Marne)
8000 toiles qui ont été peintes par les patients de l'hôpital Maison Blanche à Neuilly sur Marne vont être détruites par les bulldozers qui doivent raser l'hôpital pour y prévoir un projet immobilier...Ces 8000 toiles , témoins d'un art brut, témoins d'une création si particulière , devraient trouver leur place dans un musée ou un atelier permanent ... Ce patrimoine doit être préservé et non détruit ....
La résistance s’organise autour de l'Atelier du Non Faire.
Pour sauver les 8000 œuvres de l'Atelier du Non Faire entreposées à Maison Blanche (Neuilly sur Marne)
8000 toiles qui ont été peintes par les patients de l'hôpital Maison Blanche à Neuilly sur Marne vont être détruites par les bulldozers qui doivent raser l'hôpital pour y prévoir un projet immobilier...Ces 8000 toiles , témoins d'un art brut, témoins d'une création si particulière , devraient trouver leur place dans un musée ou un atelier permanent ... Ce patrimoine doit être préservé et non détruit ....
La résistance s’organise autour de l'Atelier du Non Faire.
vendredi 3 juillet 2015
Audition à l'OPECST
2 juillet 2015
vidéo : http://videos.assemblee-nationale.fr/video.6959.opecst--la-place-du-traitement-massif-des-donnees-dans-l-agriculture-2-juillet-2015
Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques
Audition publique sur « La place du traitement massif des données (big data) dans l’agriculture : situation et perspectives »
Les paysans sont vachement plus branchés que ce que je croyais. Respect !
-------------------------------------
La transcription de mon intervention :
-->
vidéo : http://videos.assemblee-nationale.fr/video.6959.opecst--la-place-du-traitement-massif-des-donnees-dans-l-agriculture-2-juillet-2015
Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques
Audition publique sur « La place du traitement massif des données (big data) dans l’agriculture : situation et perspectives »
Les paysans sont vachement plus branchés que ce que je croyais. Respect !
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La transcription de mon intervention :
-->
Merci, Monsieur le Président. Je vais commencer par
dresser rapidement un panorama du domaine scientifique et technique.
Le point de départ, ce sont des avancées dans
les matériels, des mémoires beaucoup moins chères, des processeurs beaucoup
plus rapides qui ont conduit à la possibilité de construire des puissances de
calcul considérables, les fameuses « fermes de machines ».
Maintenant, on sait mettre ensemble des milliers de machines avec des mémoires
de téraoctets sur chaque machine, ce qui fait que nous avons une puissance
d’analyse de quantités d’informations considérable. C’est de cela que nous
parlons. Cela n’aurait pas été possible il y a vingt ans.
Cela se combine à un autre aspect de
l’évolution technologique : le développement d’objets communicants très
bon marché. Il faut voir là-dedans aussi des améliorations techniques, des questions
de prix. Des objets communicants, nous en avons depuis très longtemps. Maintenant,
on sait construire des objets communicants qui ne valent rien du tout et qui
peuvent vous permettre de couvrir tout un domaine agricole si vous voulez, d’en
mettre des tas dans des machines agricoles, etc.
Nous avons des données et des objets
communicants et déjà là, nous rencontrons des problèmes de la technologie :
Qu’est-ce que l’on fait comme analyses ? Qu’est-ce que l’on vous garantit
sur la qualité des résultats que vous obtenez de votre analyse ? Ces
objets communicants, que récupèrent-ils comme données ?
Qu’envoient-ils ? Il y a le problème de transparence des données, des
problèmes de confidentialité, plein de problèmes très intéressants et importants.
Quand on confronte une industrie à ces
nouvelles possibilités, typiquement l’industrie regarde cela de façon un peu
frileuse en disant : « Cela va
changer complètement notre façon de travailler. » Le problème est que
nous n’avons pas le choix. Si ce n’est pas l’industrie en question qui le fait,
ce seront d’autres, peut-être les grandes plates-formes Internet (pas besoin de
donner de nom), qui vont s’installer là-dedans et utiliser leurs compétences en
traitement de données, en data center, en analyse de données, en récupération
de données.
Nous avons commencé à avoir cela dans un
premier temps dans des domaines comme le Web avec la recommandation, le
commerce comparatif. Il est important de voir que c’est un beau laboratoire pour
ce qui est arrivé ailleurs. Nous voyons des entreprises qui se mettent dans un
domaine (je ne sais pas, l’hôtellerie), qui récupèrent des tas de données et
qui d’une certaine façon vont se mettre à concurrencer les professionnels du
domaine, ceux qui savent vraiment faire fonctionner des hôtels mais qui ne
savent pas gérer de l’information, gérer des données, et qui se retrouvent
d’une certaine façon coupés de la médiation avec leurs clients, avec tous les
risques que cela implique.
Les domaines d’application, nous les voyons
arriver l’un après l’autre. Il y a tout ce qui est transport avec les voitures
hyper-connectées. Maintenant, quand vous construisez une voiture, à peu près 50 %
du développement c’est du logiciel et de l’informatique. Et puis, la santé,
l’assurance, et (pour un enseignant-chercheur comme moi, ce qui est important) l’éducation.
Dans l’éducation, il y a aussi cette course à récupérer des données avec des
grandes plates-formes qui se placent devant les étudiants et qui pourraient à
terme remplacer les centres classiques d’enseignement.
Dans tous les cas, le phénomène est à peu près
le même. Les données, la concentration, l’existence de déluges de données ouvrent
des possibilités. Il faut bien comprendre que ce sont des possibilités,
extrêmement positives, de faire des économies d’installation, de développement,
et d’offrir aussi des fonctionnalités complètement nouvelles.
Pour ce qui est des risques, au Conseil national
du numérique, nous avons écrit un rapport sur la neutralité des plates-formes,
où l’on étudie dans différents domaines ce genre de problèmes, en mettant en
évidence de grandes similarités. C’est l’arrivée de nouvelles sociétés,
typiquement des grands du Web qui viennent s’installer dans un secteur
industriel et qui utilisent leur avantage sur la technologie numérique pour
d’une certaine façon pousser sur le côté les industriels du domaine, voire les
transformer en commodities.
Comment lutter contre cela ? Evidemment,
ce n’est pas quelque chose, surtout d’un point de vue national (quand toutes
ces sociétés sont américaines) que nous voulons laisser arriver sans rien faire.
Il y a évidemment le rôle des législateurs et
de l’Etat, en particulier le rôle de la communauté européenne à mon avis dans
ces domaines-là parce que très souvent, dans le numérique, les problèmes sont
transfrontières. Je crois aussi beaucoup à ce que peuvent faire les
utilisateurs de ces systèmes ; l’utilisateur peut décider de fonctionner
autrement, de ne pas se laisser imposer des choix. Il y a tout un paquet de
travaux sur les systèmes d’information personnels ou ce genre de choses. Enfin,
je crois surtout aux réponses des professionnels du domaine.
Là, il ne faut pas se fermer les yeux. Ce
n’est pas simple. Il y a une solution très simple qui est de dire : « Moi, je continue à faire mon boulot super bien,
j’ai mes clients, tout se passe bien, et je suis en train de tomber du centième
étage (c’est une image que prend François Bourdoncle), je suis au quarantième et
tout se passe toujours très bien. »
La question est qu’il faut prendre en amont le
problème. Je crois que dans ces cas-là, la solution, pour aller contre ces grandes
sociétés qui sont extrêmement puissantes, est de développer des écosystèmes ;
on ne va pas se lancer tout seul à l’attaque de Google ou de Facebook. C’est la
construction d’écosystèmes en s’appuyant sur la recherche en agriculture (vous
avez beaucoup cité l’INRA qui est extrêmement avancé), sur l’INRIA dont je fais
partie (qui est aussi très avancé dans tout ce qui est numérique), sur un tissu
de start-ups, sur les industriels du domaine.
Je veux vraiment insister là-dessus. L’écosystème
doit être le plus large possible. Par exemple, il ne faut pas regarder que
l’agriculture. Je pense que dans ce cadre-là, c’est aussi toute l’industrie
agroalimentaire qui est concernée, c’est aussi l’industrie de la distribution.
C’est un problème qui est plus grand que juste regarder ce qui se passe dans
les champs.
Pour conclure, je vais juste faire des analogies.
Je ne connais pas grand-chose à l’agriculture, pour ne pas dire que je ne
connais rien. J’ai essayé de regarder les analogies avec les domaines que nous
avons regardés au Conseil national du numérique. Quand vous voyez un tracteur
bourré d’objets communicants, vous êtes très près de ce qui se passe dans le
transport routier. On peut apprendre énormément de choses sur le comportement
des agriculteurs, comme on peut apprendre énormément de choses sur le comportement
du conducteur.
Il y a un autre domaine qui à mon avis a
beaucoup de similarités, c’est la santé. Dans la santé, essentiellement ce que
l’on a beaucoup développé avec la médecine moderne, ce sont des méthodes
générales pour soigner les êtres humains. Avec le numérique, on peut s’approcher
de méthodes beaucoup, beaucoup plus personnalisées. On peut connaître chaque
personne, chaque individu, voire modéliser chaque personne. Si ce sujet vous
intéresse, la leçon inaugurale de Nicolas Ayache au Collège de France est
brillante là-dessus, sur la santé personnalisée. Je pense que dans
l’agriculture (encore une fois, excusez mon incompétence sur le sujet), c’est
un peu la même chose. On peut personnaliser beaucoup plus l’agriculture. Personnaliser,
dans ce cadre-là, cela veut dire la localiser beaucoup plus. Il y a très
longtemps, le paysan connaissait vachement bien son champ, il connaissait bien
la météo locale. Avec l’agriculture intensive, on a perdu un peu de cette
proximité. Avec le numérique, il y a possibilité peut-être de revenir à un
traitement beaucoup plus proche du terrain, et évidemment d’appliquer des
agricultures plus écologiques, plus intelligentes.
-- intervention --
-- intervention --
Je voudrais intervenir sur le cœur du débat,
qui est, à mon avis, la propriété et le contrôle des données. Après, on peut
trouver des tas de business model
autour de cela mais des données sont produites par l’agriculteur quand il
conduit son tracteur par exemple et dans d’autres cas. La question est : Quelle
est la propriété ou plutôt quel est le contrôle puisque la propriété est un
terme confus ? Qu’est-ce qu’on fait avec ces données ? Qui contrôle
ces données ? A mon avis, nous ne devons avoir une attitude angélique. Si
on laisse faire n’importe quoi, il se passera n’importe quoi. Dans le cadre des
données personnelles, on commence à voir des associations d’utilisateurs. La
communauté européenne ou le Gouvernement français commencent à se mobiliser
pour essayer d’instaurer un peu de réglementation mais aussi de pratique. Quand
vous allez chez Facebook et que vous signez un papier comme quoi vous donnez
toutes vos informations à Facebook, c’est vous qui l’avez accepté. Les
agriculteurs doivent aussi – ainsi que leurs associations et leurs organismes –
comprendre que laisser toutes leurs données à la disposition des constructeurs,
c’est juste quelque chose qui ne devrait pas être acceptable. Ils peuvent être
aidés par les réglementations, par les pouvoirs publics, mais il leur revient
d’abord de comprendre que la donnée et le contrôle de cette donnée sont une
puissance considérable.
jeudi 25 juin 2015
L’informatique et le numérique pour tous ?
L’informatique et le
numérique pour tous ?
Par Sylvie Bonnet
Sylvie Bonnet est présidente de l’Union des professeurs de classes préparatoires scientifiques.
Elle est donc en première ligne
Elle est donc en première ligne
En
savoir plus sur
http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/06/25/l-informatique-et-le-numerique-pour-tous_4661676_3232.html#kbEVEmDO15zvcyqI.99
jeudi 11 juin 2015
Enseignement de l’informatique pour les humanités et les sciences sociales
Inscriptions ouvertes !
23 & 24 juin 2015 à Paris, CNAM
23 & 24 juin 2015 à Paris, CNAM
Enseignement de l’informatique
pour les humanités et les sciences sociales
pour les humanités et les sciences sociales
la SIF organise deux journées pédagogiques sur le thème de « L'enseignement de l'informatique pour les humanités et les sciences sociales ».
Quelques points abordés :
- État des lieux, en France et à l’étranger
- Quelle informatique nécessaire aux humanités, sciences sociales ?
- Approches pédagogiques et didactiques pour enseigner l’informatique aux humanités et sciences sociales
- Humanités numériques
- Formation des professeurs des écoles à l’informatique
Information complémentaire, programme et inscription (gratuite pour les adhérents de la SIF) à partir de la page dédiée à l’événement societe-informatique-de-france.fr/enseignement/j-pedago/j-pedago-2015/ ou auprès d'Olivier Baudon olivier.baudon@labri.fr
Ma présentation :
http://www.societe-informatique-de-france.fr/wp-content/uploads/2015/06/Abiteboul.pdf
Une présentation sur pourquoi enseigner l'informatique : http://abiteboul.com/PRESENTATION/15.enseigneInfortaique.pdf)
jeudi 4 juin 2015
Sciences informatique et numérique, et compétences
Contribution à la conférence : quels talents pour l'entreprise digitale
(moi j'aurais dit numérique).
Un texte
(moi j'aurais dit numérique).
Un texte
vendredi 29 mai 2015
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